‹ Archives néerlandaises des sciences exactes et naturelles (volume 3)Chapitre 58 sur 107 · Partie périphérique de la · texte numérisé non relu

Partie périphérique de la

( Partie centrale de la Zeiss F. Oc. 2.

rétine.

Unité du micromètre oculaire: Nombre UM nneldes cônes 1,65 u. Moyenne ; | moyen.

mesurés.

Segment externe, longueur: 10,72 u

Segment interne:

( long.:| 10,89u| 9 0,66 u | larg.:| 462u| 9 |0,33u Distance de la limite, des segments externe]

et interne à la A brane limitanteexterne

Ellipsoide optique 4,62 u 7 0,49 u

Cônes à boule d’une Rana esculenta ayant séjournée

DS

24 heures dans l’obscurité et tuée à une température de 13° C. Longueur du tronc: 8 cm.

Zeiss F. Oc. 2. Partie centrale. Partie périphérique. 17 . \ .

Unité du micromètre oculaire : Nombre À Ecart Moyennedes cônes ,. | moyen.

mesurés.

Segment externe, longueur: |10,72u| 10 |1,32u | 12,04u] 10 2,31" Segment interne :

{ long.:12,04u| 10 | 0,824 | 10,89u| 10 | 1,324 | larg.:| 41941 140 |O0,49u | 396%! 10 | 0664 Distance de la limite :: |

des segments externe \& 14 7 pa PASSE TE SSURERS 5 33,49uU| 11 |4,9 uw |3349u) 12 i 5,94 u branelimitante externe ‘2

Ellipsoide optique

2. Les petits cônes dépourvus de boule et mobiles (conules), qui, / comparés aux cônes de l’espèce précédente, sont en nombre très restreint, se trouvent aussi bien dans les parties périphériques que dans les parties centrales de la rétine.

On ne peut pas les observer aussi facilement in situ, dans les coupes en profil, que les cônes à boule, et cela parce qu'ils

330 A. G. H. VAN GENDEREN STORT.

sont notablement plus petits, surtout plus minces, que leur pouvoir réfringent diffère relativement peu de celui des éléments voisins, et que la boule de graisse, à réfraction énergique, leur fait défaut !). é

A cela près, leur structure et leurs propriétés paraissent être les mêmes que celles des cônes à boule. Les segments externes et la partie ellipsoïdale des segments internes sont situés entre les segments externes des bâtonnets, maïs un peu moins loin de la limitante externe que les parties correspondantes des cônes à boule. Ce qui a été dit de la forme des myoïdes chez ces derniers s’applique également anx cônes actuels. |

En ce qui concerne les dimensions absolues et relatives, on trouvera dans le tableau suivant quelques données numériques.

Petits cônes sans boule de deux Ranae esculentae conservées 24 heures dans l’obscurité. Longueurs du tronc, resp. 8 et 9 cm.

Zeiss F. Oc. 2. Partie centrale. Partie périphérique.

Unité du micromètre oculaire: Nombre Ecart Nombre Ecart K u Moyenneldes cônes Moyenneldes cônes

1,65 4. y | moyen. |" ° | moyen mesurés mesurés.

Segment nl 9,57 u 7 4,65 u | 9,734 1,98 u Segment interne :

IE: EE ( long.:| 7,75u 8 0,66 u | 6,934 7 0,49 u Ellipsoïide optique RAI 8 0,49 u 0,49 4

: 3,13 w 7 La longueur du cono-myo-| | ide peut dépasser. ..... 25 u

1) Dans les parties périphériques de la rétine j'ai parfois rencontré, à côté des eléments qui viennent d’être décrits, et contigus entreeux,des cônes qui me rappelaient ces petits cônes par leur ténuité et par les faibles dimensions, surtout en largeur, de l’ellipsoïde optique.

La présence d’une boule de graisse très menue m'a toutefois décidé à les rapporter aux cônes à boule ordinaires Seraient-ce, peut-être, des formes 4 de transition ?

3. Cônes dépourvus de boule et immobiles (cônes secondaires). Cônes jumeaux. Les cônes dits jumeaux, qu’on trouve dispersés en grand nombre dans la rétine, sont composés de deux cônes très dissemblables par leur structure et leurs autres caractères 1), et dont les segments internes adhèrent intimement l’un à l’autre. Les deux’ éléments qui les constituent peuvent être distingués comme cône principal et cône secondaire. Le cône principal est notre cône ordinaire à boule. Du moins il se comporte, sous tous les rapports, comme le cône à boule indépendant. Son ellipsoïde optique et son segment interne sont situés entre les segments externes des bâtonnets. Le myoïde forme un long cordon, plus ou moins épais. Au bas de ce cordon, immédiatement sur la limitante, et uni par un pédicule court et relativement gros à un grain de cône (le cône principal a son grain propre) ?), se trouve le cône secondaire, également composé d’un segment externe et d’un segment interne. La limite de ces deux segments ne se reconnaît pas, chez lui, aussi facilement que chez le cône- à boule. Elle n’était indiquée, dans les préparations à l’acide nitrique, que par une petite raie foncée. Le segment externe est conique, long et étroit. Le segment interne est un peu plus large que celui du cône principal; il ne contient ni ellipsoïde optique,

ni boule de graisse, mais bien un corps ayant à peu près la

forme d’une lentille plan-convexe. Pour la distance du côté

plan de ce corps lenticulaire à la limitante externe, de nom-

breuses mesures ont donné, tant dans les parties périphériques que dans les parties centrales de la rétine, la valeur presque constante de 10 à 11,5 u ; pour la largeur du segment interne,

1) Sous ce rapport, il y a une remarquable différence entre les cônes jumeaux des grenouilles et les cônes doubles des poissons (voir plus loin). 2) Il est malaisé d'isoler les deux cônes en leur entier, chacun avec le

grain qui lui appartient. L'union du cône secondaire avec son grain est

plus solide que celle du cône principal, dont le grain m'a paru facile à arracher.

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j'ai trouvé 6,6 u. La longueur de segment interne des bâtonnets ordinaires varie entre 13 et 16 u. |

B. Rétines de grenouilles à la lumière. Voir PI VII fig. B.

Lorsque la lumière du jour a agi plus ou moins longtemps (par un ciel serein 10 à 15 min. suffisent parfois), on obtient une image toute différente. Le pigment, qui se trouvait accumulé autour des sommets des bâtonnets et dans les bases des cellules épithéliales pigmentées, a alors pénétré, le long

des filaments protoplasmiques de ces cellules, entre les bà- |

tonnets et les cônes, et s’est condensé surtout au niveau de la moitié inférieure des bâtonnets, jusque près de la membrane limitante externe. Il n’est resté que peu de pigment, surtout

du pigment granuleux, dans les cellules.

À la lumière diffuse ordinaire du jour, le pigment n’atteint presque jamais la limitante externe; mais je l’y ai vu arriver sous l'influence des rayons verts. Ordinairement il dépasse les corps lenticulaires fortement réfringents des segments internes des bâtonnets, et reste alors accumulé à environ 5—10 x de distance de la membrane limitante.

La couleur jaune des segments externes des bâtonnets et des cellules épithéliales a disparu.+Seules, les boules de lipochrine sont restées colorées. Cela n’est pas constant toutefois. Les gros noyaux des cellules apparaissent maintenant de la manière la plus nette. Entre les segments externes des bàtonnets on cherche en vain l’ellipsoïde des cônes à boule, si aisément reconnaissable à sa boule de graisse; le long filament auquel il était attaché a disparu.

Abondamment recouverts par le pigment qui s’est avancé en direction centripète, et à cause de cela difficiles à observer, les cônes se trouvent entre les segments internes des bâtonnets et tels que les ont toujours figurés et décrits les auteurs antérieurs (H. Müller, Max Schultze, Hoffmann, Ewald-Kühne et Angelucci). :

Les bâtonnets courts sont faciles à voir sur des coupes perpendiculaires minces.

Cônes à boule.

Aussi bien dans la partie périphérique que dans la partie centrale de la rétine, les cônes à boule reposent par une large base sur la membrane limitante externe. Leur segment interne a la forme d’une bouteille (H. Müller), ou d’une bouteille ventrue (Hoffmann), et est engagé entre les segments internes des bâtonnets, de telle sorte que la boule de graisse de l’ellipsoïde optique se trouve ordinairement un peu au-dessous de la limite des segments internes et externes dss bâtonnets. À cette limite commence aussi, d'ordinaire, le segment externe du cône à boule, segment qui s’étend librement, mais enveloppé d’une épaisse couche de pigment, entre les segments externes des bâtonnets. L’ellipsoïde optique est devenu, comme il résulte du tableau ci-dessous, un peu plus large et plus court que chez les grenouilles à l’obscurité, — changement de forme selon toute vraisemblance purement passif et occasionné par le raccourcissement et l’épaississement du myoïde enveloppant. Le myoïde lui-même a pris une tout autre apparence : c’est maintenant un cordon épais, qui s’insère par une large base d’une part sur l’ellipsoïde optique et d'autre part sur le grain du cône.

Cônes à boule de deux Ranae esculentae ayant passé un jour à la lumière diffuse ordinaire et tuées à la temp. de 15° C. Longueur du tronc: 9 em.

Zeiss F. Oc. 2. Partie centrale. Partie périphépique. Unité du micromètre oculaire : Noubre Nombre A Ecart À Ecart 1,65 y. Moyenneldes cônes THE Moyenneldes cônes dore | mesurés | 0YE2- mesurés. As Segmentexterne,longueur:| 8914] 10 0,94! 8,58u 7 0,66 u

| ; Segment interne :

TU . 1 long.: | 9 40u 9 | OA9u| 9,57 6 0,33 u Ellipsoide optique, larg. : 5,98 « 11 | 0A9ul 54% 7 0,33 à | Distance de la Fay | des segments externes et interne à la mem- \ brane limitante externe

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