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334 A. G. H. VAN GENDEREN STORT.
Les chiffres ainsi trouvés pour la longueur des cônes chez les grenouilles à la lumière concordent bien avec les déterminations faites par M. Hoffmann !') et M. Schwalbe ?). M. Kühne *) et M. Anglucci ‘) placent, aussi bien pour les grenouilles à l'obscurité que pour les grenouilles à la lumière, les segments internes des cônes à boule entre les segments
internes des bâtonnets, ainsi que l’avait décrit H. Müller.
On voit donc que toutes ces descriptions et toutes les indications données par le dessin ou par des mesures ont rapport à des cônes à boule contractés.
Petits cônes dépourvus de boule et mobiles UE
Ceux-ci, chez les grenouilles à la lumière, se trouvent, de même que les cônes à boule, dans le voisinage de la membrane limitante externe. Le pigment dont ils sont enveloppés les rend toutefois moins faciles à reconnaître que chez les grenouilles à l’obscurité. La largeur du myoïde s’y rapproche plus de la largeur de l’ellipsoïde optique, et leur segment externe fait librement saillie entre les origines des segments externes des bâtonnets.
Cônes jumeaux.
Le myoïde du cône principal s’est contracté au point que
l’ellipsoïde est descendu jusqu’à proximité du segment interne
du cône secondaire et que les segments internes des deux cônes sont placés presque à la même hauteur. Néanmoins, le cône principal dépasse encore le cône secondaire, et sa boule de graisse se trouve au-dessus de ‘la limite des segments internes et externes des bâtonnets. Différentes mesures,
1) Dans: Bronn, Klassen und Ordnungen des Thierreichs. Bd. VI. 2,
Amphibiën.
2) Dans: Graefe-Saemisch, Handbuch der gesammten Augenheilkunde. Bd. I, Theil I, S. 410.
3) À. Ewald und W. Kühne, Untersuchungen aus dem Physiol. Institute der Universität Heidelberg. Bd. I, S. 420 et Taf. 6, Fig. 2 et 7.
4) a f. Anat. und Phystol. (Physiol. Abth.), 1873, S. 385 et Taf. VI, Fig. 7, 8, 9 et 10.
DU UT 0e, 108 en D ENS ee CON
prises sur des coupes en profil des parties périphériques et des parties centrales de la rétine, firent voir que la longueur et la largeur moyennes du cône secondaire étaient exactement les mêmes que chez les grenouilles à l’obscurité. C’est là une preuve évidente que le pédicule du cône secondaire ne se contracte pas sous l'influence de la lumière.
Remarques sur le pigment et sa distribution relativement aux cônes, chez la grenouille.
Le pigment brun foncé de la grenouille consiste principalement en petites aiguilles déliées (cristaux), auxquelles est associé un peu de pigment granuleux. Ce sont surtout les . petites aiguilles pigmentaires qui, sous l'influence de la lumière, s’avancent en direction centripète dans les filaments protoplasmiques ; le pigment granuleux paraît rester en majeure partie dans les cellules de l’épithélium. Lors du retrait maximum, après un séjonr de 4 heures ou plus à l’obscurité, le pigment n’entoure que le tiers supérieur des bâtonnets, tandis que, lorsque les cônes ont subi leur allongement (déplacement) maximum, les segments externes de ces cônes , et parfois l’ellipsoïde optique tout entier, sont enveloppés par le pigment.
Dans la plupart des cas, toutefois, il n’y a pas déplacement maximum des cônes. J’ignore encore quelles sont les influences qui agissent favorablement sur ce phénomène. D’ordinaire, l’allongement du myoïde est modéré et présente en outre, comme nous l’avons vu par le tableau des cônes à boule chez le grenouille à l’obscurité, un écart moyen considérable.
En contraste avec ce déplacement inégal des cônes est la rétrogradation centrifuge du pigment. Celle-ci s'opère lentement, mais d’une manière très régulière et toujourt suivant un plan parallèle à la membrane limitante. (P1. VII, Fig. L. 1, 2 et 3).
Lorsqu'il n’y a pas eu déplacement maximum des cônes, mais bien retrait maximum du pigment, les segments externes de la plupart des cônes ne touchent plus, par leur sommet, à la couche pigmentaire,
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L’avancement centripète du pigment s'effectue tout autrement que son retrait, jamais sur une même ligne. Après 5 minutes d'exposition à la lumière du jour, diffuse mais assez intense (PI. VII, Fig. K.1), le pigment s’est déjà notablement poussé en avant sous forme de stries, dans l’un des filaments protoplasmiques plus que dans l’autre ; parfois même 1l dépasse dès lors l’ellipsoïde optique. Au bout de 10 à 15 minutes si la lumière du jour est intense, ou au bout d’une demi-heure quand elle faible, le pigment est parvenu jusque près de! la membrane limitante, (PL VII, Fig. K. 2), où, à mesure que l’action lumineuse se prolonge, il s’accumule de plus en plus (PL VII Fig. K. 3), enveloppant tous les cônes de façon à en rendre l’observation difficile.
Sous l'influence des rayons verts, le pigment pénètre fortement jusqu'au contact de la membrane limitante, de sorte que le myoïde lui-même, et par conséquent le cône tout entier, en est recouvert.