‹ Archives néerlandaises des sciences exactes et naturelles (volume 3)Chapitre 60 sur 107 · II. PERCA FLUVIATILIS · texte numérisé non relu

II. PERCA FLUVIATILIS

Parmi les poissons sur la rétine desquels s’est portée mon attention, je citerai la perche (Perca fluviatilis) et la brême (Abramis Brama).

Comme on le sait, ces espèces possèdent des cônes volumineux, surtout la perche, dont la rétine contient une multitude de grands cônes doubles, à côté d’un nombre beaucoup moindre de cônes simples.

Les cônes doubles étaient déjà connus de Max Schulize. Ce savant les a représentés partiellement (c’est-à-dire en se bornant au double ellipsoïde optique et au double segment externe) dans son Archiv für mikroskopische Anatomie, Bd. III; il a figuré en outre des bâtonnets, dont la forme ressemble à celle des bâtonnets courts, ou verts, des grenouilles.

La rétine de la brême convenait médiocrement pour les recherches que j'avais en vue. Dans ses deux tiers supérieurs, en effet, …

on trouve à côté du pigment, dans les fils protoplasmiques des cellules épithéliales et dans ces cellules elles-mêmes, une masse amorphe blanche (guanine). D’après M. Kühne !), cette masse avait été remarquée, dès l’an 1845, par Brücke, qui l’appela pseudo-tapis. M. Kühne lui-même la considère comme un éapis rétinien.

Dans les préparations traitées par l’acide nitrique, cette | masse amorphe, blanche et opaque, entrave considérablemeut l’étude des cônes sur les coupes transversales ; cette étude est plus facile dans le tiers supérieur du fundus oculi, qui est dépourvu de guanine.

A. Rétine de la perche à l’obscurité.

(Voir PI. VII, Fig. C.)

On sait que les poissons restent le mieux en vie dans une eau courante. Pour remplir autant que possible cette condition, je conservais les individus destinés aux recherches, et choïsis parmi les plus vigoureux, dans une baïgnoire où l’eau se renouvelait lentement par afflux et écoulement continus, Le moment venu, le poisson était retiré du reservoir, mis dans un petit seau et porté dans une armoire obscure, à l’intérieur d’une chambre non éclairée. Les expériences s’exécutaient le soir. Après un séjour d’au moins 4 heures dans l'obscurité, l’animal était rapidement décapité à la lumière du sodium, le crâne était fendu longitudinalement, puis, de même que chez la grenouille, les bulbes étaient enlevés à l’aide de ciseaux et plongés dans la solution connue de HNO,. Ils y demeuraient pendant 12 heures, ou même plus longtemps. Ce durcissement avait également lieu dans l’obscurité absolue.

Le bulbe durci, il n’y a plus qu’à y pratiquer une section équatoriale et à retirer de sa moitié postérieure l'humeur vitrée, pour que la rétine se montre à découvert.

1) Zur Physiologie des Sehepithels, insbesondere der Fische ; von W.

Kühne und H. Sewall (Untersuchungen aus dem physiologischen Institute, Heidelberg, Bd, III, 1880.)

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