‹ Archives néerlandaises des sciences exactes et naturelles (volume 5)Chapitre 152 sur 171 · J. H. VAN ’T HOFF · texte numérisé non relu

J. H. VAN ’T HOFF

Qu’il me soit permis d’exposer ici sommairement, à titre de communication préliminaire, quelques vues qui me paraissent susceptibles d’application ; appeler sur elles la discussion , et profiter de celle-ci pour donner à mes idées plus de précision et de développement, tel est le but que je me propose.

Comme le point de départ des considérations suivantes s’est trouvé dans la chimie des combinaisons du carbone, je ne m’occuperai , pour le -moment , que de ce qui a rapport à ces dernières.

On reconnaît de plus en plus que les formules de constitution généralement adoptées sont incapables d’expliquer certains cas d’isomérie; or, cela tient peut-être à ce qu’on ne s’est pas prononcé assez nettement au sujet de la situation réelle des atomes.

Si l’on admet que ceux-ci sont couchés dans un plan , — comme, par ex,, pour l’alcool isobutylique (PI. VII, fig. I), où les quatre affinités de chaque atome de carbone sont représentées par quatre directions situées dans le plan et perpendiculaires entre elles , — et qu’on applique cette hypothèse aux dérivés du méthane (pour prendre le cas le plus simple), obtenus en remplaçant succès-

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