‹ Archives néerlandaises des sciences exactes et naturelles (volume 5)Chapitre 155 sur 171 · CH.C3.H · texte numérisé non relu

CH.C3.H

L’hydrocarbure aromatique actif le plus simple:

etc.

En même temps, il est probable que quelques séries resteront exclues de toute participation au pouvoir rotatoire, comme, par exemple ,

Les hydrocarbures normaux CH 3 (CH2)nCH3

Les alcools normaux CH3 (CH^)!! CH^. OH

Les acides normaux CH 3 (CH^jnCOOH, etc.

Une circonstance plus remarquable, toutefois, c’est que, d’après la remarque présentée ci-dessus, CHBrClI se laissera probablement scinder en deux isomères agissant sur la lumière polarisée.

IL Relation entre le carbone asymétrique et le nombre d’isomères.

Si le carbone asymétrique ne rend peut-être pas optiquement actives toutes les combinaisons dans lesquelles il entre, il doit pourtant, d’après l’hypothèse fondamentale, donner lieu à une isomérie, se manifestant de l’une ou de l’autre manière ; par suite

DE STRUCTURE DANS l’eSPACE.

de cette isomérie , le nombre des isomères, tel qu’il est prévu par les formules de structure actuelles, sera doublé dans le cas de l’existence d’un seul atome de carbone asymétrique , et augmentera progressivement s’il y a plusieurs de ces atomes.

Je pense, en effet, qu’on peut signaler des combinaisons présentant l’anomalie apparente que M. Wislifcenus a désignée sous le nom d’isomérie géométrique , marquant par là l’insuffisance des notions courantes, sans toutefois formuler une hypothèse mieux adaptée aux faits.

Parmi ces combinaisons je crois pouvoir ^ citer :

Les acides éthylidéno-lactiques , qui renferment un seul atome de carbone asymétrique;

Les acides tartriques, les acides dibromo- et isodibromosuccinique , les acides citra-, ita- et mésabromopyrotartrique , les acides citra-, ita- et mésamalique , la mannite et ses isomères , la dextrose et ses isomères, peut-être aussi l’essence de térébenthine, les sucres, etc. avec leurs isomères, — toutes combinaisons dans lesquelles plusieurs atomes de carbone asymétriques concourent

à augmenter le nombre des isomères.

Seconde partie. Jusqu’à présent, nous n’avons examiné l’influence de l’hypothèse en question que sur des combinaisons où (à part quelques corps aromatiques) les atomes de carbone sont liés entre eux par une seule affinité; il faut maintenant considérer aussi:

V Influence du nouveau mode de représentation sur les combinaisons à atomes de carbone doublement liés.

Dans le cas d’une liaison double, l’image consiste en deux tétraèdres qui se touchent par une arête (fig. IX) ; A et B représentent les liaisons des deux atomes de carbone, Rj , R2 , R 3 et R 4 les groupes univalents par lesquels sont saturées les autres affinités, restées libres, de ces atomes de carbone.

Si Rj, R2, R3ctR4 sont les mêmes groupes, on ne peut construire par la pensée qu’une figure unique , et il en est de même lorqu’il y a seulement identité entre R, et R ou entre R3, et R4 ;

J. H. VAN ’t HOFF. sur LES FORMULES

mais si y à la fois, diffère de R et R ^ de R^, — ce qui d'ailleurs n'empêche pas que R^ et R^, R^ et R^ puissent être égaux, — deux solides se laissent construire, représentés par les figures IX et X, et dont la différence tient à la situation relative des groupes R^ et R^ par rapport à R^ et R ; la dissemblance de ces figures, dont le nombre se réduit à deux, annonce un cas d'isomérie, qui ré est pas impliqué dans le mode ordinaire de représentation.

En consultant les faits, je crois avoir rencontré parmi les combinaisons organiques des cas qui peuvent être interprétés de cette manière :

1. Acides maléique et fumarique, dont Tisomérie n’a pas encore trouvé d’explication plausible (je regarde aussi comme inacceptable l’hypothèse d’un carbone bivalent, attendu que celui-ci , sans doublement de la molécule , peut exister seulement , pour des raisons particulières, chez l’oxyde de carbone et les carbylamines). Ces acides réalisent, en effet, la condition indiquée ci-dessus: deux atomes de carbone, à liaison double, portent chacun deux groupes univalents qui diffèrent entre eux, H. et CO OH.

2. Acides bromomaléique et isobromomaléique ; l’explication de ' cette isomérie est tout à fait la même: on n’a qu’à remplacer,

dans les acides fumarique et maléique, un H par un Br.

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