‹ Archives néerlandaises des sciences exactes et naturelles (volume 5)Chapitre 19 sur 171 · V. s. M. VAN DER WILLIGEN. SUR LA FAUSSETE · texte numérisé non relu

V. s. M. VAN DER WILLIGEN. SUR LA FAUSSETE

de condensation arrivent à Tobservateur; supposé en repos, avec la vitesse composée de la transmission des vibrations et du mouvement de la source. Si la source reste au contraire immobile, et que Tobservateur soit en mouvement, les impulsions de condensation sont encore transportées par des vibrations, dont il est incertain et inutile que la durée corresponde à celle des vibrations de la source ; le mouvement de Tobservateur se compose de nouveau avec la vitesse de propagation de ces vibrations , et règle par conséquent la rapidité avec laquelle les impulsions atteignent Toreille. Tout ce qui est vrai des expulsions d’air s’applique aussi aux admissions ; entre les impulsions de condensation on peut donc admettre des impulsions de dilatation.

Il est évident, en outre, qu’on ne doit s’attendre à ce que les impulsions successives atteignent l’oreille à des intervalles parfaitement égaux , que si le mouvement de l’instrument ou de l’observateur a lieu précisément dans la direction de la droite qui les unit. Lorsque ces directions font un angle, l’influence du mouvement est moindre ; l’accélération des impulsions , par exemple pour une locomotive arrivant de loin, diminue alors de plus en plus, et passe par zéro au moment où le véhicule traverse le pied de la perpendiculaire abaissée de l’observateur sur la direction du mouvement , pour reparaître immédiatement après avec une valeur négative, c’est-à-dire sous forme de retard. L’observateur ne doit pas non plus se trouver trop en dehors de la ligne dans laquelle la locomotive se meut, parce qu’alors, à de grandes distances, les vibrations moléculaires qui composaient les impulsions s’écartent trop les unes des autres; enfin, cela va sans dire, il faut que la distanee de la source et de l’observateur soit maintenue dans les limites convenables, pour que les impulsions n’arrivent pas trop affaiblies.

Ces impulsions , parvenues à l’oreille ou à tout autre ensemble circonscrit, y excitent par elles-mêmes, d’une manière mécanique , des vibrations fixes, qni ne se rattachent au ton fondamental de l’instrument par aucun autre lien que le rhythme de l’émission. De la formation dans l’air indéfini d’une onde courante raccourcie

OU allongée , du transport de phases isolées , de la communication instantanée de la vibration ou de sa propagation accélérée, de Télucidation et de la solution d’un des problèmes les plus difficiles de la théorie des ondes, — de rien de tout cela il n’est ici question. Puissent ces simples remarques contribuer à dissiper les illusions des partisans de Doppler, et à les détourner de renou-. veler sans cesse, toujours armés de ces mêmes expériences , leurs incursions sur le domaine de la dioptrique.

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