‹ Archives néerlandaises des sciences exactes et naturelles (volume 5)Chapitre 20 sur 171 · VIL · texte numérisé non relu

VIL

25. C’est aux dernières dix années qu’il était réservé de voir la théorie prendre son plein essor, comme moyen d’investigation des mouvements des corps célestes, et à la suite d’une nouvelle étude du problème de l’aberration des étoiles, provoquée par la différence des valeurs assignées à la constante de cette aberration par Delambre et par Struve. Les idées les plus singulières furent alors émises concernant l’influence sur le rayon lumineux du mouvement de la source et du milieu réfringent, et l’hypothèse de Doppler, dans son application à la réfraction et à d’autres phénomènes mécaniques de la lumière , fut présentée , dans les termes les plus laconiques, comme une vérité démontrée. Il ne manqua pourtant pas de savants qui prirent la défense de la théorie si simple et si claire de Fresnel; on peut citer, entre autres, M. Veltmann. Beaucoup de ceux qui embrassèrent les opinions nouvelles se montrèrent disciples fidèles de Doppler ; d’autres ne voulurent pas se contenter de son raisonnement, ou comprirent que la réfraction du rayon lumineux devait être mise en rapport avec la durée de la vibration, mais ils arrivèrent à des résultats tout aussi erronés. Personne ne songea à l’impossibilité de la propagation d’une simple impulsion, privée de centre; et aux conséquences que cette impossibilité entraîne nécessairement. Le plus surprenant , dans tout cela, c’est que, même en Allemagne, on semblait ne plus connaître les travaux de M. Petzval, et pourtant, à mon avis, son étude analytique du problème vaut mieux que tout ce qui à été écrit postérieurement sur le même sujet.

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