V. s. M. VAN DER WILLIGEN. SUR LA FAUSSETÉ
Pour expliquer ensuite la transmission de la vibration de la source en mouvement; il dit: le mouvement de la source lumineuse introduit cette modification; que les impulsions excercées par elle parviennent à la molécule d'éther après des intervalles
qui sont raccourcis dans le rapport , comme il est facile
de le voir; v est ici la vitesse de propagation de la vibration courante et g la vitesse de translation de la source.
Au lieu de a =:c'sin{t — T) il prend donc a zzic'sm
{t — T) ; et — tout est trouvé.
Je me borne à cette courte analyse du Mémoire principal de M. Klinkerfues ; je l'ai donnée uniquement parce qu'il m'a semblé qu'on trouvait aussi chez lui une indication de ce principe; que chaque impulsion différientielle se traduit toujours par des vibrations.
D'un seul coup; „comme il est facile de le voir"; toutes les difficultés sont écartées; malheureusement; l'impossibilité de la propagation stable d'une impulsion différentielle qui est privée de son centre par le déplacement de la source a été complètement perdue de vue.
27. Les singuliers résultats auxquels parvient M. Klinkerfues se trouvent discutés dans le Mémoire de M. Sohncke ^). Ce savant; dans ses efforts pour démontrer clairement ce qui d’après M. Klinkerfues est si facile à voir, n’est pas plus heureux. Lui non plus ne sent pas que la propagation stable d'une phase , dont le centre se déplace dans l'entre-temps , est une impossibilité physique, et conduirait en outre aux conséquences les plus incongrues pour tout rayon lumineux autre que celui qui coïncide avec la direction du mouvement de la source. A M. Sohncke aussi il paraît avoir échappé que l'idée de la propagation d'une impulsion ou d'un déplacement élémentaire >a pris naissance par une véritable ignoralio elenchi: on s'est représenté l’impulsion comme une onde de très petite longueur, et on a cru que cela suffisait. Mais fine onde aune
*) Poggend. Amalen^ B. CXXXYII, p., 290.
croupe et une dépression ; il pourrait donc très bien arriver, abstraction faite de Timpossibilité susdite , que la dépression d’une impulsion différentielle courante interfère avec la croupe d’une impulsion suivante, et alors toute la vibration prétenduement reconstruite, avec son onde raccourcie ou allongée , s’écroule comme un château de cartes.
En résumé, voici ce qui ressort clairement de la lecture des Mémoires précités : on ne doute plus de la propagation des impulsions différentielles privées de centre , et en ajoutant à la vitesse de propagation de la vibration, qui leur est attribuée tout à fait arbitrairement, la vitesse de translation de la source, on obtient le raccourcissement ou l’allongement de la durée périodique de la vibration courante. Sauf M. Veltmann , tous les auteurs ont admis cette manière de voir et ont ainsi converti les poussées d’onde accélérées de Doppler en vibrations raccourcies. Tel a été le résultat de trente années d’études critiques; la balle légère lancée par Doppler est retombée avec la force d’une avalanche.
28. Mais la dernière période décennale a enfin aussi fourni des recherches qui confirment entièrement l’explication simple que j’ai donnée du changement observé dans le ton. M. Alfred Mayer ^), aux Etats-Unis, a montré qu’un diapason fixe , dont la tonalité ne diffère que de deux ou trois vibrations par seconde de celle d’un autre diapason, se met de suite à vibrer avec lui, quand ce dernier se rapproche ou s’éloigne avec une vitesse telle que le rhythme des condensations et dilatations qu’il envoie au diapason fixe s’accorde exactement avec la tonalité de celui-ci. Eéciproquement, si deux diapasons ont tout à fait la même tonalité, et que l’un d’eux soit mis en mouvement, celui-ci perdra par là immédiatement le pouvoir de communiquer son état de vibration au diapason fixe, parce que le rhythme des condensations et dilatations qui parviennent à ce dernier ne concorde plus avec
^ ) Akustische Versucîie zum Erweise , dass die Wellenlànge eines siah forthe- •joegenden schwingenden K'ôrpers verschieden ist von derjenigen welche derselbe vihrirende Kàr'per ohne Ortsverândermig hervorbringt . Poggend. Annalen, B. CXLYI,