‹ Archives néerlandaises des sciences exactes et naturelles (volume 5)Chapitre 5 sur 171 · V. s. M. VAN DER WILLIGEN. SUR LA FAUSSETÉ · texte numérisé non relu

V. s. M. VAN DER WILLIGEN. SUR LA FAUSSETÉ

théoriques. Chacune de ces vibrations se propage, à partir du point ébranlé comme centre, dans toutes les directions. La force vive qui avait été communiquée s’est alors épanchée dans ces vibrations, et on ne peut plus se la représenter de nouveau comme réunie sous la forme d’une impulsion ou d’un déplacement intégral.

Comment , de quelle manière , ces vibrations prennent naissance dans un milieu indéfini, voilà cc qu’il n’est pas facile de dire. Il est probable que leur formation doit être attribuée à ce que l’impulsion, lorsque, immédiatement après avoir passé du centre aux molécules circonvoisines , elle abandonne de nouveau celles-ci, non-seulement se propage à l’extérieur, mais revient aussi en partie vers le point de départ , pour retourner ensuite au dehors , et continuer de la sorte jusqu’à ce que la fraction de la force vive qui revient au centre soit finalement devenue égale à zéro. Nous obtenons ainsi autour du centre un va-et-vient de quantités toujours plus petites de force vive, va-et-vient qui cesse par épuisement et qui peut très bien aboutir à une vibration des molécules, transmettant l’impulsion à des points de plus en plus éloignés de l’origine.

2. Partout où une pareille impulsion est exercée sur l’air ou sur l’eau, se trouvent d’ailleurs les conditions nécessaires à la production d’une vibration à nœuds et à ventres fixes. Les vibrations spontanées qui s’établissent sont donc indubitablement des vibrations fixes des premières molécules du milieu , qui ensuite se propagent au loin. — La transmission régulière de la vibration, d’une source proprement dite, animée de vibrations fixes, au milieu ambiant, l’un et l’autre supposés en repos, me paraît devenir plus intelligible par ce qui précède. En effet, lorsque la première impulsion moléculaire, émanée du centre et répartie sur une première surface sphérique, opère immédiatement après un retour partiel vers le centre, elle y trouve déjà une seconde impulsion, avec laquelle elle est de nouveau chassée au dehors eu accord rhythmique. De cette manière , une première impulsion est réglée et soutenue par la suivante. Par la répétition continuelle

de la même action , s’appliquant au nombre infini des impulsions ditférentielles dans lesquelles on peut diviser par la pensée une vibration de la molécule primitivement ébranlée , la force vive qui réside dans celle-ci est transmise, sous la forme de vibration courante de la même période, au milieu ambiant; la propagation a naturellement lieu suivant des surfaces sphériques.

A ce point de vue, je regarderais volontiers une impulsion unique et indépendante comme instable, comparée à la série infinie de pareilles impulsions qui, partant successivement d’un même centre, où elles sont communiquées par une source de vibrations fixes , se soutiennent mutuellement et forment une vibration entière.

3. Si cette source de vibrations fixes est en mouvement par rapport au milieu, et si en outre elle est d’assez petites dimensions pour qu’une première impulsion ne soit plus suivie d’une seconde , partie du même point du milieu, et ainsi de suite, alors toutes ces impulsions différentielles, qui sont communiquées au milieu ambiant par une seule vibration fixe, doivent être regardées comme autant d’impulsions instables, qui se perdent en courants isolés, ou s’éparpillent en vibrations dont les périodes n’ont aucune relation avec la période de vibration de la source primaire.

La source de vibrations , — que nous nous représentons comme une réunion de molécules qui exécutent des vibrations isochrones dans des orbites semblables , et qui en outre se trouvent toujours toutes dans la même phase , — a-t-elle au contraire des dimensions telles que, nonobstant son mouvement progressif, les impulsions élémentaires en nombre infini puissent encore être regardées , pour au moins une vibration entière, comme partant d’un même point du milieu, parce que chaque molécule de la source, à mesure qu’elle avance, est immédiatement remplacée par une autre à vibration identique; ou bien, d’une manière encore plus générale, la molécule du milieu, qui est située en ce point, reste-t-elle pendant une vibration entière sous l’influence directe de la source , — dans ce cas, la transmission de la vibration, de la source au milieu ambiant, continue à s’opérer d’une façon régulière, peut-être avec

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