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C. K. HOFFMANN. SUR l’aNATOMIE UES ASTERIDES

la lame verticale se prolonge dans cette cavité et s’insère à la pointe du palpe. Grâce aux fibres musculaires que renferme cette lame verticale, le palpe peut passer de l’état d’extension à celui de rétraction.

L’œil embrasse à demi le palpe , qui s’avance au-dessus de lui en s’y soudant par sa base. Quand l’Astérie relève la pointe de ses rayons, ce qui arrive ordinairement lorsque l’animal rampe, l’œil , qui alors est tourné en haut et en dehors , parfois même en haut et en dedans, se trouve, d’après la remarque de M. Greeff , comme à cheval sur le palpe long et cylindrique, qui fait saillie au-dessous de lui. La base du palpe, sur laquelle l’œil repose, paraît être la partie décrite par MM. Ehrenberg et Haeckel comme le support de l’œil.

L’œil des Astéries appartient aux yeux composés (Haeckel). Sa surface est recouverte d’une cuticule hyaline homogène, épaisse de 0,002 mm., après laquelle vient, comme dans les troncs nerveux, un mince épithélium pavimenteux, dont les cellules polygonales, larges de 0,005 mm., contiennent un noyau d’un diamètre de 0,002 mm. Au-dessous de l’épithélium, se trouve une couche parenchymateuse assez épaisse et nettement limitée en dedans, dans laquelle sont plongés les organes visuels proprement dits. Ceux-ci consistent en un nombre plus ou moins considérable, suivant l’âge et la grandeur, de cônes pigmentaires colorés en rouge clair, éloignés entre eux d’une distance égale à leur diamètre, et ayant leur base dirigée en dehors, leur pointe tournée vers la ligne longitudinale médiane de l’œil. Ces cônes pigmentaires , qui mesurent 0,06 — 0,08 mm. de longueur et 0,025 — 0,028 mm. de largeur à la base, sont placés de telle sorte que les plus longs touchent le milieu, les plus courts les bords.

Les cônes pigmentaires, ou entonnoirs pigmentaires, sont remplis d’une substance molle, hyaline, que la pression fait ordinairement saillir au dehors, et qui a été décrite par M. Haeckel *) comme une lentille sphérique.

Pour l’examen de la structure histologique de l’œil des Astéries ,

0 E. Haeckel, Zeitschrift f. wiss. Zoologie, t. X, 1860, p. 183.

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c’est de nouveau la solution d’acide osmique qui se recommande spécialement. Le pigment rouge clair se change alors en un pig- : ment brun foncé. Le pigment est déposé dans des cellules, dont i la forme et la grandeur varient beaucoup, selon qu’elles sont plus rapprochées du centre ou des faces latérales du cône pig- \ mentaire (fig. 18). Vers le centre elles ont une forme irrégulière , polygonale, ver^ la périphérie une forme plus cylindrique. Dans la plupart on distingue très nettement un noyau. A son bout extérieur chaque cellule émet un long appendice , simple ou ramifié , qui présente quelquefois , tout comme les fibres nerveuses , de très ^

belles varicosités, et à l’intérieur duquel les fines granulations rouges du pigment sont alignées en chapelet. D’autres cellules, au contraire , n’émettent que des filaments dépourvus de pigment.

Des dispositions analogues ont déjà été observées par M. Greeff *).

La structure de la substance molle, hyaline et en apparence homogène , qui occupe le centre des cônes pigmentaires , est extrê- | mement difficile à étudier, et ne m’a pas encore conduit à un résultat satisfaisant. Après le traitement par l’acide osmique , cette substance ne se montre plus homogène, mais composée de petits , corpuscules nucléifères (fig. 19), superposés par couches. M. Greeff i décrit également cette substance comme composée d’un grand nombre de petits corpuscules nucléifères, tandis que M. Metten- ^ heimer la fait consister en cellules rondes , limpides , et en goût- . telettes de myéline. j

Les cellules pigmentaires situées au voisinage immédiat de la masse interne molle ne présentent qu’une trace du pigment rouge , ■

’ de sorte qu’il paraît y avoir un passage graduel des cellules pig- . mentaires aux cellules incolores et extrêmement délicates qui sont ] situées à l’intérieur du cône pigmentaire. Ces dernières forment , alors la masse interne molle de l’œil. i

L’espace qui reste entre les cônes pigmentaires est rempli de 1

O R. Greeff, l. c., N°. 6, 1872. J

») R. Greeff, l. c. j

®) C. Mettenheimer , Ueber die GesicMsorgane des violetten Seesterns der Ostsee , \

dans Muller ’s Archiv, p. 210, 1862. »

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