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substance nerveuse , qui a la même structure histologique que les feuillets nerveux (fig. 16 et 17), sauf toutefois que les fibres bacillaires manquent, comme cela a lieu également dans le palpe.
Les systèmes des vaisseaux sanguins et ly mpathiques.
Le système sanguin.
Le système des vaisseaux sanguins des Astérides a été décrit pour la première fois par Tiedemann * * ) , dont les observations ont été confirmées par Job. Millier^). Dans ces derniers temps , Inexistence réelle de ce système vasculaire sanguin a été plus d’une fois révoquée en doute. M. Jourdain ^ ) refuse des vaisseaux sanguins aux Astérides; M. Greeff^) a partagé d’abord cette opinion, et moimême je n’avais pu, à l’origine dé mes recherches ^), me convaincre de l’existence de ce système. Par une étude nouvelle , M. Greeff ® ) est toutefois arrivé à un résultat contraire , et après un séjour de plusieurs semaines sur les côtes de la Mer du Nord , où je pouvais examiner journellement des Astéries fraîches, j’ai également acquis la conviction que la description du système vasculaire sanguin, donnée par Tiedemann et Müller, est, en général, parfaitement exacte.
Le système circulatoire sanguin des Astérides (PI. II, fig. 20) consiste essentiellement en deux anneaux vasculaires, un anneau dorsal et un anneau oral , qui communiquent entre eux au moyen
*) Tiedemann, l. c., p. 49.
*) Joh. Müller, /, c., Archiv, 1850, p. 117. Berl. Ahhmdl., 1853, p. 123. 3) Jourdain, Recherches sur T af -pareil circulatoire etc., dans Comptes rendus. 2e Sér., t. LXV, p. 1002; 1867, N®. 24.
“) R. Greeff, l. c.. N«. 8, 1871.
Niederl. Archiv /. Zoologie, t. I, 2e fasc. , p. 184.
«) R. Greeff, /. c., 6, 1872.
Archives Néerlandaises, T. IX.
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d'un canal en forme de sac. De l’anneau dorsal naissent 10 vaisseaux pour les glandes sexuelles, tandis que de l’anneau oral partent 5 branches , qui se rendent dans les sillons ambulacraires , où elles se divisent ultérieurement. A l’état naturel , les vaisseaux sont presque entièrement invisibles, et ce n’est qu’après un certain exercice qu’on parvient à découvrir l’anneau dorsal. Si l’on veut se former une idée exacte du cours des vaisseaux, il est absolument nécessaire de recourir aux injections. J’ai fait usage principalement des matières à injection transparentes et fluides à froid (carmin de Beale et bleu de Richardson). Ce qui m’a satisfait le mieux, c’est injecter d’abord le système des vaisseaux lymphatiques, et ensuite (avec une autre couleur) celui des vaisseaux sanguins. A cet effet, je coupais un des bras à une Astérie vivante , et j’injectais alors le système lymphatique, à partir du point sectionné , tandis que le système sanguin était ordinairement injecté en partant de l’anneau vasculaire dorsal.
L’anneau vasculaire dorsal^ (PL II, fig. 21) circonscrit presque tout le disque, en englobant l’anus chez les Astérides qui possèdent cette ouverture , mais non la plaque madréporique. A chacun des cinq angles rentrants des bras , là où la peau du dos se relie au disque buccal, le vaisseau annulaire fait une inflexion; il ne traverse toutefois pas la membrane de connexion , comme l’indique M. Greeff ^ ) , mais se recourbe simplement autour d’elle. L’anneau dorsal se trouve donc interrompu par cinq anses dirigées vers l’intérieur. Aux points où les anses s’infléchissent, il s’en détache vers l’extérieur deux vaisseaux , un de chaque côté de la membrane de connexion , en tout par conséquent 10 vaisseaux , qui se rendent aux 10 organes de la génération. Dans l’espace interbrachial où se trouve la plaque madréporique, le vaisseau annulaire décrit une inflexion plus profonde et contourne , au-dessous de la plaque madréporique, l^rigine du canal pierreux, de sorte que ce dernier et la plaque madréporique (en grande partie) sont situés en dehors de l’anneau (fig. 21).
‘) R. Greef, /. c. No. 6, 1872, p. 94.