‹ Archives néerlandaises des sciences exactes et naturelles (volume 5)Chapitre 54 sur 171 · C. K. HOFFMANN. SUR l’ ANATOMIE DES ASTERIDES · texte numérisé non relu

C. K. HOFFMANN. SUR l’ ANATOMIE DES ASTERIDES

avait déjà vu les petits vaisseaux dont il vient d^être question, mais il les fait naître de Tanneau vasculaire oral (principal) et se ramifier dans Testomac et les caecums (fig. 23).

L’existence d’un système spécial de vaisseaux sanguins pour les viscères n’a pu être constatée dans mes recherches.

La manière dont les vaisseaux sanguins se ramifient dans les organes de la génération est très caractéristique. Si l’on regarde les glandes sexuelles à l’œil nu , on les voit suspendues , pour ainsi dire , aux vaisseaux, comme les glandes en général sont suspendues à leurs conduits excréteurs. Quand les organes de la génération sont injectés et qu’on les examine au microscope, les images sont exactement semblables à celles qu’on obtient en injectant une glande par son conduit excréteur. Les canaux sanguins ne forment pas des réseaux de vaisseaux capillaires , recouvrant le follicule , mais le vaisseau se ramifie dans la glande elle-même. Les parois du vaisseau se continuent avec celles de la glande , le sang pénètre librement dans les follicules glandulaires et coule autour des produits sexuels. Aussi est-il très probable, comme on le verra'plus loin , que les vaisseaux sanguins se chargent du rôle de conduits excréteurs.

Les vaisseaux sanguins (anneaux dorsal et oral) sont revêtus extérieurement, comme tous les autres organes, d’une membrane vibratile; vient ensuite une couche de fibres musculaires circulaires ^ très minces et très serrées les unes contre les autres , puis en dedans, si je ne m’abuse, de nouveau une membrane de tissu conjonctif. Quant à savoir si les vaisseaux sont en outre encore tapissés d’un épithélium vibratile interne, c’est un point que je n’ose décider. Les vaisseaux sont trop étroits pour qu’on puisse les couper dans leur longueur. Je n’ai pas réussi non plus à en faire des coupes transversales.

Le canal sacciforme, qui naît de la plaque madréporique et unit l’anneau oral à l’anneau anal, est constitué par une membrane formée de tissu conjonctif onduleux et recouverte des deux côtés de cils vibratiles. L’espace qui reste entre le canal pierreux, le corps glanduliforme et cette membrane, est remplie d’un

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liquide qui renferme les mêmes éléments cellulaires que le sang.

Ces éléments cellulaires (fig. 24) ont les uns des formes arrondies , les autres des formes ramifiées. Parmi les formes arrondies , dont le diamètre varie de 0,003 — 0,010 mm., on en rencontre aussi bien avec noyau que sans noyau. Leur protoplasme est ordinairement finement granuleux. On trouve, en outre, des sphères de 0,005 — 0,007 mm. de grosseur, à éclat mat, qui toutefois sont assez clair-semées. Les éléments les plus nombreux sont ceux à forme ramifiée , qui nagent dans le liquide les uns à Tétât isolé , les autres agglomérés en petites masses. Leurs prolongements varient beaucoup quant à la forme et au nombre, et ils peuvent prendre parfois un développement très considérable. Plus les cellules sont ramifiées, plus leurs phénomènes de mouvement sont faibles.

Il nous reste maintenant encore à parler des corps glanduliformes. En ce qui concerne les deux corps qui pénètrent librement dans la cavité du corps, ceux-ci ont une structure analogue à celle des glandes en grappe. Les lobes et lobules glandulaires se composent d’une membrane homogène , tapissée de cils vibratiles , et d’un contenu celluleux. Lorsqu’on examine la glande à l’état frais sous le microscope , on voit encore pendant assez longtemps les follicules glandulaires se contracter rhythmiquement. Malgré de nombreuses recherches , et bien que les contractions et les dilatations alternent régulièrement, je n’ai pourtant jamais pu découvrir de fibres musculaires. Dans les parois extrêmement délicates des follicules glandulaires on remarque seulement des cordons épais, partout anastomosés entre eux, d’une substance finement granuleuse, qui ont l’aspect des cordons sarcodiques et ressemblent à peu près (quoique moins fortement développés) à ceux qu’on trouve dans la masse molle du corps du Noctiliica miliaris. Il me semble probable que le pouvoir de se contracter, manifesté par les parois des follicules, appartient à ces cordons.

Près de la plaque madréporique , où les lobules glandulaires sont plus ramassés entre eux et se réunissent en un large conduit excréteur commun , les parois deviennent plus épaisses , tandis que dans le conduit excréteur lui-même se montrent des faisceaux

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