‹ Archives néerlandaises des sciences exactes et naturelles (volume 5)Chapitre 57 sur 171 · C. K. HOFFMANN. SUR l'aNATOMIE DES ASTERIDES · texte numérisé non relu

C. K. HOFFMANN. SUR l'aNATOMIE DES ASTERIDES

Dans les cirres je n’ai pu découvrir qu’une couche de fibres musculaires longitudinales, contrairement au résultat annoncé par M. Greeff ' ) , qui dit positivement qu’il existe aussi une couche (intérieure) de fibres circulaires. Les fibres musculaires s’insèrent à la ventouse, dilatation en bourrelet, qui ne paraît formée que de tissu conjonctif. Aux cirres les plus petits, qui sont situés à l’extrémité des bras; les ventouses paraissent manquer; du moins, il m’a été impossible de les y reconnaître.

Les éléments celluleux qui nagent dans les canaux lymphatiques sont tout à fait semblables à ceux qu’on rencontre dans les vaisseaux sanguins et dans la cavité du corps.

Conclusion.

Ainsi qu’il a été dit à l’occasion de la description du système vasculaire sanguin, non-seulement le canal pierreux, mais aussi le vaisseau sacciforme qui l’entoure (le cœur des auteurs) sont en communication avec la plaque madréporique. L’eau de mer peut donc s’introduire directement tant dans le système sanguin que dans le système lymphatique. Il suit déjà de là qu’une séparation tranchée entre les deux systèmes n’est ici plus admissible.

En outre, ou trouve aussi dans les deux systèmes les mêmes éléments celluleux. Si cette circonstance seule parle déjà en faveur d’une liaison entre les deux systèmes, il y a encore d’autres raisons qui me font regarder celle-ci comme très probable, bien .que je doive avouer n’avoir pu découvrir, malgré de nombreux essais d’injection, la voie précise par laquelle la communication s’établit. Lorsqu’on injecte à partir d’un des canaux principaux du système lymphatique, de préférence à la base d’un bras retranché à l’Astérie vivante, on voit se remplir (avec la plus

) R. GreefF, /. 6, 1872, p. 98.

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grande facilité) non-seulement toutes les parties qui communiquent avec ce système de canaux , mais aussi les voies sanguines incluses dans les troncs nerveux radiaux.

M. Greeff 1) a obtenu un résultat analogue. Les injections de matières colorantes, faites par lui sur un des canaux principaux du système lymphatique, n’ont pas seulemement pénétré dans le canal ambulacraire , mais aussi dans le conduit nerveux situé au-dessous de lui. En injectant de la base à la périphérie le bras détaché d’une Astérie, je n’ai jamais trouvé les matières colorantes dans les voies sanguines radiales; je les y constatais, au contraire, lorsque je pratiquais sur l’Astérie une injection centripète. On peut en conclure avec beaucoup de probabilité que la communication doit se faire au voisinage des anneaux vasculaires.

Cette présomption se trouve confirmée par une observation de M. Semper ^), qui, chez le P ter aster des Philippines , a pu remplir par l’injection du cœur l’anneau vasculaire et, consécutivement, un réseau vasculaire serré dans les „ petits corps bruns, glanduleux,” qu’il compare à la fraise œsophagienne des Holothuries réduite à des parties isolées les unes des autres. Or les petits corps bruns sont en communication avec l’anneau lymphatique, comme l’a déjà montré Tiedemann et comme il appert de chaque essai d’injection. Le fait que les petits corps bruns se remplissent quand on injecte le système vasculaire sanguin , fournit donc une nouvelle preuve de la liaison des deux systèmes.

On sait que chez les Astérides, comme chez tous les Echinodermes , la cavité du corps est remplie d’un liquide , qui est composé d’eau de mer et d’éléments celluleux. Ces éléments celluleux sont entièrement conformes à ceux des systèmes vasculaires sanguin et lymphatique. Il s’agit de savoir d’où ce liquide provient.

Des ouvertures préformées , qui conduiraient l’eau de mer dans l’intérieur du corps, n’existent pas. Lorsqu’on injecte une masse colorée dans la cavité du corps , le liquide ne s’échappe nulle part

O R. Greeff, l c,, No. 8, 1871, p. 4.

») C. Semper, l. c., p. 118.

3) Tiedemann, l. c.

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