‹ Archives néerlandaises des sciences exactes et naturelles (volume 5)Chapitre 66 sur 171 · A. W. M. VAN HASSELT. SECONDE COMMUNICATION, ETC · texte numérisé non relu

A. W. M. VAN HASSELT. SECONDE COMMUNICATION, ETC

de la Guinée. Comme M. Fraser a décrit ce poison quelques mois avant moi , je me servirai dorénavant de la dénomination qu’il lui a appliquée, celle de poison à flèche Kombé ^).

1®. Origine botanique.

Dans les conclusions de mon Mémoire précité, j’avais émis (5°) la conjecture:

„Que l’élément essentiel des deux poisons à flèche africains est peut-être fourni par une espèce à! EehitesJ^

M. Fraser, peu de temps avant la publication de mon travail , avait traité la même question avec plus de détails et en meilleure connaissance de cause. Il disposait de tous les matériaux nécessaires, grâce à deux envois: l’un du prof. Christison, appartenant à la collection d’échantillons de poisons à flèche et de parties végétales qui avait été rassemblée par M. Walker, dans l’expédition de feu l’Evêque Mackenzie à Kombé y localité située sur la côte ouest de l’Afrique, près de l’équateur; — l’autre du prof. Sharpey, faisant partie des objets recueillis par le Dr. Kirk, consul anglais à Zanzibar, et provenant du district de Manganja, situé dans le sud-est de l’Afrique, au voisinage des Victoria-falls du fleuve Zambèse , où le Dr. Livingstone avait également eu l’occasion de faire connaissance avec les arcs des naturels et avec les flèches chargées du poison en question ^).

Le Dr. Kirk écrit que la plante mère de ce poison à flèche est une grosse liane ligneuse , qui grimpe le long des arbres les plus élevés dans les bois de Manganja; que la tige atteint un diamètre de plusieurs pouces anglais et offre une écorce rude; que les fleurs sont d’une couleur jaune clair et commencent à se développer au mois d’octobre; que le fruit ne mûrit qu’en juin, et que la partie interne du péricarpe , avec les graines qu’elle contient , est seule séchée et conservée pour l’usage.

‘) Dans son premier Mémoire, M. Fraser avait écrit le nom du poison , aussi bien que celui cUi lieu de provenance, avec un ^ „Kombi” ; dans le nouveau travail; l’un et l’autre ont pris la forme „Kombé”

D La description des fièches empoisonnées en usage dans ce district concorde en grande partie avec celle que j’ai donnée moi-même des flèches des Bosjesmans.

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