VALEUR DE COMBINAISON DES ÉLÉMENTS
PAR
P. J. VAN KERCKHOPF.
La chimie des dernières années s’est enrichie d’un principe nouveau et important, grâce auquel de grands progrès ont été réalisés par rapport aux idées qu’on se forme de la manière dont les éléments sont unis l’un à l’autre dans leurs combinaisons. Les vues théoriques dérivées de ce principe ont en même temps exercé une influence irrécusable sur l’accroissement de nos connaissances en ce qui concerne les faits. Ce principe, qu’on désigne sous le nom de principe de la valence ou de la valeur de combinaison des éléments , pose en règle générale que les atomes des éléments ne sont pas tous équivalents , mais qu’il existe des groupes différents, dont les atomes , bien qu’équivalents entre eux , sont égaux en valeur à deux ou un plus grand nombre d’atomes d’un élément donné, pris pour mesure commune. A l’époque où il n’était pas question d’atomes, mais d’équivalents, on admettait simplement la loi démontrée que les éléments peuvent se remplacer en proportions définies , sans toutefois (pour le rappeler en passant) rester entièrement fidèle aux faits, par exemple en ce qui regarde l’azote. On n’avait pas tenu compte de l’observation que, pour beaucoup d’éléments, les plus petites quantités possible, qui entrent dans les combinaisons ou qui en sortent, ne sont pas dans le rapport de ces équivalents.
Mais, s’il règne aujourd’hui à peu près unanimité au sujet du