COURANTS DANS LE SYSTEME STELLAIRE. XXXVII
arrière les directions indiquées par des flèches, elles ne s'entrecoupent pas précisément en un même point, il est vrai, mais elles passent toutes dann le voisinage d'un point, qui est indiqué par A dans la figure.
Ce point de divergence est situé dans la constellation à' Hercule^ tout près du bord de la constellation de la Lyre.
Fig. 3.
Un théorème mathématique bien connu apprend que les flèches, prolongées dans le sens même de leur direction, doivent à peu près s*entrecouper encore une fois en un point diamétralement opposé à A, Ce point de convergence est situé dans le voisinage de Tétoile ^ de la constellatiou du Grand Chien.
Une pareille divergence de directions à partir d'un certain point du
XXXVni J. C. KAPl'KYN.
ciel, ou une convergence vers un même point, est un phénomène que l'on observe assez souvent dans la nature.
Chacun connaît ces longues bandes de nuages, en forme de panache, que l'on voit partir d'un même point de l'horizon, et diverger pour se rejoindre de nouveau au point opposa. Ce sont les Bandes polaires.
Mieux connus encore sont les faisceaux de rayons en éventail que Ton observe quand le soleil, avant de se coucher, se cache derrière les nuages d'un ciel moutonneux.
On voit encore le même phénomène dans une grande pluie d'étoiles filantes. Le plus grand nombre de ces météores décrivent des trajectoires qui divergent d'un même point du ciel, le point de rayonnement.
Dans tous ces cas l'explication du phénomène est la même. C'est tout simplement un effet de perspective. Les cirrus, les portions éclairées par le soleil d'une atmosphère trouble, les trajectoires des étoiles filantes, tous sont en réalité parallèles dans l'espace, et notamment parallèles à la droite qui va du point de divergence vers notre œil.
Dans le phénomène qui nous occupe notre conclusion sera donc la même: les étoiles qui nous entourent de tous côtés se meuvent de préférence suivant des trajectoires parallèles, parallèles notamment à la droite qui part du point de divergence dans la constellation d'Hercule et aboutit à notre œil.
Afin de le bien faire voir, je considérerai pour un moment les mouvements des étoiles situées dans le voisinage d'un grand cercle, passant par le point de divergence dans la constellation d'Hercule. Je prendrai le grand cercle passant par ce point et par le pôle Nord; mais mes considérations s'appliqueront à tout autre grand cercle passant par J, car le caractère du phénomène est le même pour tous.
La fig. 4 montre comment se présente à nous, qui rapportons tout à la sphère céleste, un système de mouvements parallèles, dans le plan d'un tel grand cercle. L'observateur se trouve au centre de la sphère en 0. Le mouvement AB, que nous projetons sur la sphère, nous apparaît comme un mouvement ab. J'ai dessiné dans la figure un système de mouvements parallèles, et j'ai indiqué comment ils se pr&entent sur la sphère céleste.
On voit clairement qu'en effet tous les mouvements ainsi représentés divergent à partir d'un point P et convergent vers le point Q, diamétralement opposé.