Acte troisième
Je mène, farouche, Les chiens furieux, Son nom à la bouche, Sa forme en mes yeux !
C'est moi, proie en pleurs, Qu'une meute assaille!
S'il vient, je défaille, S'il s'en va, je meurs.
Elle est près de la source qui ruisselle. Elle se regarde dans l'eau
Oh! que ma joue est terne et que ma lèvre est blême Oh! que j'ai le sein pâlissant!
C'est qu'il faut à m.on cœur tout mon sang Pour aimer comme il aime!
Vers la déesse
Mais, Alecton de Cnide au dévorant flambeau,
Tisiphone d'Amathonte!
Gypris! Je ne te dois qu'un désespoir sans honte!
Mon sort, aftVeux, restera beau.
Et l'infâme amour que je cache,
Ce cœur coupable et non point lâche
Ne Tavoùra qu'à mon tombeau!
Thését paraît à ce moment. Il voit Phèdre. Il frissonne,
THÉSÉE Profoitdèmeni èmu
Phèdre!
PHÈDRE Qui s'est reconquise, (jvi tu: laisse voir aucune émotion
Qui t'attendait au penchant de la route.
Tu m'attendais:
Ta sœur doit te parler. Écoute.
Elle semhle tris (aime, elle fera son dn'oir.
Ariane aux cheveux de brume fine et d'or, Aux yeux comme la mer, au sein comme les roses. S'épanouit en un miraculeux trésor De délices hier décloses.
Thésce ve répond pas, la têu basse
Donc, tu l'aimes encor.
Ariane, honorée en de royaux séjours, A déserté pour toi sa patrie et sa race. Et né veut même pas qu'aux chemins sans retours Ta victoire lui rende grâce.
Thésée se courbe plus encore
Donc, tu l'aimes toujours.
Atec un geste vers le palais :
Elle pleure, jeune âme aux timides alarmes. Roi! Rejoins ton épouse et console ses larmes.
ui le signe de Phèdre, Thésée, dei'aut elle, a traversé le théâtre. Cet instant se prolonge, car Thésée sent bien qu'il n'obéira pas tout à fait, et "Phèdre, tout en désirant sincérenunt qu'il rejoi'rne Ariane, souffrirait affreusement s'il la rejoignait.
THÉSÉE
Dans un éclat
Non! Je ne peux pas, cœur brutal.
Feindre encore!