‹ ArianeChapitre 34 sur 60 · Acte troisième · texte numérisé non relu

Acte troisième

Je mène, farouche, Les chiens furieux, Son nom à la bouche, Sa forme en mes yeux !

C'est moi, proie en pleurs, Qu'une meute assaille!

S'il vient, je défaille, S'il s'en va, je meurs.

Elle est près de la source qui ruisselle. Elle se regarde dans l'eau

Oh! que ma joue est terne et que ma lèvre est blême Oh! que j'ai le sein pâlissant!

C'est qu'il faut à m.on cœur tout mon sang Pour aimer comme il aime!

Vers la déesse

Mais, Alecton de Cnide au dévorant flambeau,

Tisiphone d'Amathonte!

Gypris! Je ne te dois qu'un désespoir sans honte!

Mon sort, aftVeux, restera beau.

Et l'infâme amour que je cache,

Ce cœur coupable et non point lâche

Ne Tavoùra qu'à mon tombeau!

Thését paraît à ce moment. Il voit Phèdre. Il frissonne,

THÉSÉE Profoitdèmeni èmu

Phèdre!

PHÈDRE Qui s'est reconquise, (jvi tu: laisse voir aucune émotion

Qui t'attendait au penchant de la route.

Tu m'attendais:

Ta sœur doit te parler. Écoute.

Elle semhle tris (aime, elle fera son dn'oir.

Ariane aux cheveux de brume fine et d'or, Aux yeux comme la mer, au sein comme les roses. S'épanouit en un miraculeux trésor De délices hier décloses.

Thésce ve répond pas, la têu basse

Donc, tu l'aimes encor.

Ariane, honorée en de royaux séjours, A déserté pour toi sa patrie et sa race. Et né veut même pas qu'aux chemins sans retours Ta victoire lui rende grâce.

Thésée se courbe plus encore

Donc, tu l'aimes toujours.

Atec un geste vers le palais :

Elle pleure, jeune âme aux timides alarmes. Roi! Rejoins ton épouse et console ses larmes.

ui le signe de Phèdre, Thésée, dei'aut elle, a traversé le théâtre. Cet instant se prolonge, car Thésée sent bien qu'il n'obéira pas tout à fait, et "Phèdre, tout en désirant sincérenunt qu'il rejoi'rne Ariane, souffrirait affreusement s'il la rejoignait.

THÉSÉE

Dans un éclat

Non! Je ne peux pas, cœur brutal.

Feindre encore!

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