‹ Ariel esclaveChapitre 2 sur 82 · ARIEL SOUS CALIBAN · texte numérisé non relu

ARIEL SOUS CALIBAN

Ariell... Ariel, enfant des lueurs pures, Que dis-tu d'être là tombé sous Caliban, Asservi par le rustre imbécile, insolent, Toi l'essor, l'harmonie, et l'àme et la nature?

Toi, pauvre et sans amis, Tesclave, et lui le Maître Riche et puissant, suivi de flatteurs à l'œil louche ! Mais comment, lorsqu'il mit son gros pied sur ta bouche^ N'as-lu pas, de toutes tes dents, vengé ton être ?

Il l'aurait écrasé? Du moins, il n'aurait pu

Briser l'aile de ciel sous le talon mordu,

Sans qu'y frappât son sang comme un sceau de ta gloire,

Et si le crime bête est roi sur cette terre, Devant ta noble mort empreinte de victoire Ce sançr du monstre aurait consolé la lumière.

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