‹ Ariel esclaveChapitre 5 sur 82 · LA JEUNESSE LOURDE · texte numérisé non relu

LA JEUNESSE LOURDE

Et les jours et les jours, les jours après les heures. Les mômes jours, les mêmes ans après les jours, Ces éternels qui sans avoir pu vivre meurent, Las d'avoir vu râler la jeunesse sous les pieds lourds. De n'avoir apporté qu'un fiévreux et vide servage, Ces heures et ces jours et ces ans sont plus lourds Que des monts de serpents grouillant jusqu'aux nuages, De serpents froids qui lents ramperaient, pèseraient. Sur ton sein embrasé pèseraient, ramperaient, Ramperaient...

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