LES AILES DE L'INFLM
Des ailes d'oiseau? Non. Elles ont trop de flammes.
Ce sont des ailes d'antre,
Et des ailes où sont des âmes,
Débordantes d'éclairs qui transfigurent toute fange.
Des ailes d'ange qui, cinglant mes nerfs sonores,
Les jettent au délire...
Une électricité m'emplissant d'une aurore
Qui vivifie et lue, et mêle au bonheur le martyre.
Mes bras, en t'enlaçant, se sentent devenir divins. J'ai, voltigeantes sous mes mains,
LES AILES DE LA NUIT D AMOUR
Les ailes de frissons dans ta chair douce répandues. Mais tout bas mon ivresse gémit. Elle sait Que mon étreinte, même la plus éperdue, Ne pourra les saisir jamais.
Cet infini que j'ai cru baiser, qui m'appelle,
En vain me laissera jouer avec ses ailes
Qui fuient, m'attirent, m'enveloppent d'étincelles,
0 Voluptés, et fuient félinement toujours.
Je monte et tombe à travers l'extase cruelle,
Suspendu par un trait de foudre, hélas ! aux ailes
Insaisissables de l'amour.
128 AHIEL ESCLAVE