SOLITUDE
Je m'éveille. Et partout c'est la nuit. Et dans l'ombre. J'entends un cœur qui saute et qui s'aiïaisse lentement. C'est le mien. II est seul. Un sourd bruit de décombres Croule au fond de mon âme et va s'abîmer au néant.
Ces ailes de l'Amour, que j'étreignais au vide. Et qui sans cesse poursuivront mes sens avides, Nuit menteuse, n'étaient que du sommeil chantant.
Oh ! si la forme de ton rêve, ô mon ardent
Ariel, mon ardent Désir,
Un jour paraît enfin et jette un baiser sur ta couche,
Pour le saisir,
Ilélas ! tu n'auras plus de bouche.
LES AILES DE LA MIT D AMOUR
Mon Ariel, ô mon Désir ardent,
Celte attente si tendre, et fervente et farouche,
Rythmant tout bas, sous les baillons, ton chant.
L'aura, ta bouche,
Sans bruit, sansbruit, sans bruit, l'aura roni^ée entre tes dents.
l3o ARIEL ESCLAVE