MATIN
Ceux qui dans un bonheur de tout repos s'allongent. Qu'ils se mocjuent de mon ardente et vide nuit! Oui, je n'ai possédé de mon bonheur qu'un songe, Et pourtant, par éclairs, ce lut bien tout un infini,
Un infmi peuplé de colombes brûlantes,
Mais chastes comme la fierté,
Car, loin des bas ruisseaux, leurs ailes pantelantes.
En volant dans l'amour, cherchaient l'immense pureté.
Et la nuit de ma vie, en sa fiévreuse attente. En reste malgré tout une divinité.
LES AILES DE LA NUIT d'aMOUR 1 33-
Et maintenant, je suis debout à la croisée.
Et la nature à son réveil est belle à voir.
Et mon souvenir, triste un peu, boit la rosée.
Et dans le matin bleu je retrempe encor mon espoir.
En moi luit une aurore, où l'Amour sourit embrasée,
Douce, et regarde avec les grands yeux douloureux du soir.