EN MARGE D'UN RECUEIL
Celui qui fit ce testament avait sur terre Un masque toujours calme et souriant parfois. Jamais de lâches pleurs n'ont mouillé sa paupière, Et son cœur ne monta jamais briser sa voix.
Esclave, il n'alla point aux écoles des hommes, Mais seul il apprit l'Art et s'en trouva plus seul. Ne parlant pas la même langue que ces hommes, Son visage étranger lui devint un linceul.
Tout son être, appelant la chimère, folie Qui lui promit naguère un sourire des cieux Et peut-être un baiser perdu de cette vie, ?s'avait pour confidents que d'illusoires dieux.
Vous qui l'avez cru voir, si vous ouvrez la page Qui tremble du frisson chantant qu'il fut tout bas, Vous serez étonnés d'y trouver son image, Que votre souvenir ne reconnaîtra pas.
AU COEUR DU r.œvn i39