‹ Aristide froissartChapitre 21 sur 79 · AUTRE REFLEXION DE FROISSART · texte numérisé non relu

AUTRE REFLEXION DE FROISSART

« Je ne me marierai pas. »

Il prit ensuite son chapeau et se leva pour sortir; mais la porte était fermée. M'"^ de Neuvilette, en s'en allant, avait par mégarde donné un tour de clef. Pendant le premier quart d'heure, Froissart espéra qu'on viendrait le délivrer; mais une heure se passa et personne ne parut. Au bout de la seconde heure, l'impatience s'empara de lui et il frappa de toutes ses forces aux portes de l'ap-

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parlement. On ne pouvait pas l'entendre à la distance où il était des autres pièces. Cependant il se faisait tard; minuit ne tarderait pas à sonner; Froissait ouvrit une croisée : elle donnait sur un jardin. De cette croisée à la treille du jardin se plaçaient deux étages. Comment les franchir? Il aurait renoncé, quoique agile, à cette descente périlleuse, si, à force de chercher autour de lui, il n'cilt aperçu, dans l'ombre du mur, un tuyau de conduite, dont il eut aussitôt l'idée de se faire une échelle. Du bas de la croisée, il passa, en s'accrochant à la jalousie, à ce tuyau qu'il embrassa et, avec une prudence, du reste assez facile, il se glissa jusqu'à la treille du jardin. Une fois sur ce radeau libérateur, il gagne un mur de séparation, et, achevai sur ce mur, il rampe de clôture en clôture jusqu'à la rue. Il saute et tombe sur une patrouille grise.

« Nous vous guettions, lui dit le chef. Le coup a réussi. A [a Conciergerie! »

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