‹ Aristide froissartChapitre 23 sur 79 · ENTRE LE CHEF DE LA PATROUILLE CRISE · texte numérisé non relu

ENTRE LE CHEF DE LA PATROUILLE CRISE

ET m'"" LAMARCÎ.UISE DE NEUVILETTE.

« Connaissez-vous ce particulier?

■ — Oui, monsieur.

•— Vous manque-t-il quelque chose?

— Pourquoi cette question?

— Nous avons lieu de croire que monsieur vous a volé.

— Volé!

— Nous l'avons ramassé au moment où il franchissait un mur de jardin qui se prolonge jusque sous une feaêtre de votre appartement.

— Je ne m'explique pas bien, répondit M"* de Neuvilette, pourquoi monsieur a pris cette voie pour sortir, quand il avait la facilité de s'en alhr comme tout le monde par la porte de la maison ; mais il est vrai, toutefois, que monsieur était ce soir dans le salon que vous me désignez. »

Un murmure ironique se fit dans la fouis. « Madame a une fille, reprit le chef de la patrouille grise.

• — Oui, monsieur.

— Jeune?

— Mais, monsi-;ur...

— Fort jolie?...

• — Mais, monsieur!..,

— Passionnée?...

— Mais, monsieur!.,.

— Sufïit. Lâchez cet homm;, commanda le chef à ses soldats. Ce n'est pas ua voleur.

Et ce furent alors des rires confus, des propos malins, des suppositions scandaleuses parmi les mille personius témoins de cette scène, et dont beaucoup habitaient le quartier.

La porte de la maison s'était refermée sur ;^me jg Neuvilette et sur Pioissart, qui comprit dans quelle fausse et funeste position il venait de mettre, par son imprudence, M"^ Adeline de Neuvilette. En entrant dant le salon, d'où elle avait tout entendu, Froissart alla vers elle, et lui dit :

« Ma foi! mademoiselle, ce que vous avez maintenant de mieux à faire, c'est de m'cpouser. Dieu et la patrouille grise le veulent. »

Cette fois. M"'" de Neuvilette se garda bien de refuser son consentement.

Huit jours après, hs mariés, les parents des mariés et les amis des parents des mariés allaient en grande pompe à la mairie, où l'on fond la chaîne nuptiale, et à l'église, où on la rive.

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