‹ Aristide froissartChapitre 32 sur 79 · A CETTE PARTIE DU REPAS · texte numérisé non relu

A CETTE PARTIE DU REPAS

Avant de dire comment notre Aristide manqua aux usages, ce serait un regret pour nous de ne pas dire la haute estime où nous tenons celui des usages auquel il manqua.

C'est ordinairement au milieu du bal qui suit le

le repas des noces, entre minuit et deux Iieiires du matin, quand toutes les femmes et tous les hommes décrivent au son de la musique sur le plancher des milliers de tourbillons, que les nouveaux époux disparaissent en valsant. Leurs valse ne s'achève que dans la chambre nuptiale. Cela suffirait à nos yeux pour donner à la danse un caractère moral.

Le moyen en outre nous semble excessivement poétique : il est chaste et mystérieux pour tout le monde. Rien n'appelle l'attention. Cherche-t-on autour de soi la jeune fille qui dansait il n'y a qu'un instant ? on est étonné de ne plus la voir; ou plutôt on n'est pas étonné : voilà ce que je voulais approuver et dire. Or, sans attendre le bal, Froissart et sa femme disparurent au dessert.

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