‹ Aristide froissartChapitre 54 sur 79 · RESULTAT DU SILENCE DE FROISSAIIT · texte numérisé non relu

RESULTAT DU SILENCE DE FROISSAIIT

Chaque jour, pendant la sai=^on d'été, il se mie un homme à Paris quand il ne s'en noie pas douze. Le jour où Froissart ne rentra pas che^ lui, il fut

AR STIDE FROISSART. I5I

constaté qu'une personne qui se baignait entre le pont d'Icna et le pont des lavalidjs avait tout à coup disp.iru sous l'c.iu et n'avait plus été retrouvée. Ce jour-là aussi, l'iKibit de Froissart fut ramassé sur l.s bords de la Sein^ au-d-'ssus du pont d'Iéna. Da::s son liibit était son pirtjfeuillc, et dans son portefeuille, son nom e: son adresse. Il résulta des rapprocliemeats de ces deux accidents que l'iiabit appartenait au noyé et que le noyé était Froissart. Ajoutez à cette induction le silence absolu de Froissart, et il paraîtra naturel que sa famille se résig lût à le c nsidcrer comme victime de son imprudence, comme noyé, enfin comme mort. Froissart passa pour mort.

l'amour et le deuil.

Le premier jour où l'on crut à la mort de Froissart, le jeune dac de Villa-Réal, suivant une progressloîi toute contraire à celle de Froissart, écrivit à Adeline une lettre de condoiJance; le second jour, il mit sa carie à la porte de l'intéressante veuve ; le troisième, il se présenta chez elle et fut reçu ; on parla des qualités du mort. Le quatrième jour, on parla beaucoup plus de soimême que du mort ; le cinquième jour, on ne s'occupa que de soi-même, quoiqu'au fond du cœur Adeline ne fût pas aussi pressée d'oublier Froissart que ceux q li l'entouraient, que le duc de Villa-Réal surtout. Avec la rés:rvc ordinaire qu'il apportait dans toutes ses aclionsj celui-ci avoua à

Adeline l'intention où il était de lui offrir sa main dès l'expiration du deuil. Obligée de répondre à cette proposition, Adeline demanda un mois, et elle fut amenôe à permettre au duc de venir la voir aussi souvent que les circonstances l'autoriseraient.

CRI DE DOUt EUR

DE MADAME DE NEUVItETTE

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