‹ Aristophane et l'ancienne comédie attiqueChapitre 104 sur 242 · Téléclide, fr · texte numérisé non relu

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après le départ de l'expédition de Sicile. L'aristocratie ne pouvait pas se consoler de la victoire de Gléon, et bien queNicias, en refusant le commandement, eût agi d'après le désir des Bobles qui voulaient perdre Gléon, le résultat n'ayant pas été celui qu'ils espéraient, ils ne pouvaient pardonner à Nicias. Dans sa comédie des Laboureurs, Aristophane raconte, d'une manière plaisante, le refus de Nicias. Un citoyen quelconque dit qu'il refuse la charge qu'on lui offre, t Je veux planter mes choux. — Et qui t'en empêche? — Vous. Mais si je vous donne dix drachmes pour que vous me délivriez de mon commandement? — Accepté. Cela fera deux mille avec celles de Nicias*. » Ainsi le poète suppose que, par un marché honteux, Nicias se serait débarrassé de la responsabilité d'une entreprise dont il laissa la gloire à un autre, et que, comme ordinairement on donne de l'argent pour se faire nommer stratège, il en donna pour ne l'être pas. Voilà pourquoi Nicias a une posture si ridicule dans la première scène des Chevaliers. Avec son collègue Démosthène, qui a eu la faiblesse d'accepter le patronage de Gléon et la maladresse de se laisser c voler le gâteau de Pylos », Nicias joue le rôle d'esclave dans la maison de Démos. Il est bavard, tremblant, crédule; l'arrivée du Paphlagonien le fait rentrer sous terre; il ne reparaît plus jusqu'à la fin de la pièce; il est mort de peur, sans doute.

Les mêmes plaisanteries reparaissent en 414 dans le Misanthrope, de Phrynichus, et dans les Oiseaicx, d'Aristophane. Phrynichus dit d'un personnage dont nous n'avons pas le nom : t G'était un bon citoyen, je le sais, et qui ne s'avançait pas toujours plein de frayeur, comme

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