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fêtes OÙ la volupté s'enveloppait de mélancolie, et où le désir de la vie et de l'immortalité s'exprimait par des images funèbres, ils ne voyaient que des occasions de débauche. Ils ne comprenaient pas la poésie de l'amour et de la mort qui dans ces cérémonies magnifiques et tristes séduisait les femmes. Elles pleuraient Adonis, la beauté jeune et tendre qui brille, aime et meurt sous les baisers de Cypris. Pour les poètes comiques Adonis est un satyre et ses adoratrices des prostituées. C'est ainsi que Platon définit le dieu dans la pièce qui porte son nom * ; c'est ainsi que Diphile parle de son cortège de femmes dans le Peintre : « L'endroit où je te conduis est un lupanar. Les hétaïres réunies célèbrent somptueusement lés Adonies '. » Le dieu Sabazios était, lui aussi, adoré par un grand nombre d'enthousiastes. On sait, par les spirituelles et violentes invectives de Démosthène contre Eschine, dans le Discours sur la couronne, com bien le culte de Sabazios était populaire dans la foule et méprisé par les vieux Athéniens. Le dieu nouveau s'était introduit à Athènes, comme tous les autres, pendant la guerre du Péloponnèse. Dans les Oiseaux, Aristophane le cite à côté de Gybèle '; dans les Saisons, il lui déclare la guerre. Il suppose que les dieux anciens et nouveaux ont comparu devant la cité qui va les juger. Ceux-ci, parmi lesquels Sabazios « le Phrygien, le joueur de flûte », pour se faire admettre, promettent monts et merveilles; les autres rappellent leurs bienfaits. Sabazios et ses pareils, tous les dieux étrangers à initiations nocturnes, sont chassés d'Athènes *•