Eupolis, fr
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ea parlant à Socrate, mais ne saurais-tu avoir un manteau?... Cet homme est né pour faire le désespoir des cordonniers * . » Tel est l'extérieur de Socrate et telle sa manière de vivre d'après la comédie. Ses disciples n*ontil pas dit de lui la même chose? Qu'on se rappelle seulement le passage du Phédon où Platon montre le maître « regardant de côté autour de lui, à la manière des taureaux, comme il en avait l'habitude* » ; qu'on se rappelle aussi ce que Platon et Xénophon rapportent de son extrême pauvreté', de la simplicité de sa nourriture et de son costume, de son indifférence à toutes les aises de la vie *, de son endurance extraordinaire des intempéries. Aristophane n'a pas seulement dépeint Socrate ; il a aussi tracé çà et là, d'un trait rapide, le portrait de ses disciples et de ses confrères. Dans ces légères esquisses on reconnaît la même précision et la môme exactitude ironique. Parmi 1(îs disciples de Socrate, quelques-uns ressemblaient au maître. Il ne refusait son enseignement à personne*, aussi y avait-il, au nombre de ceux qui voulaient l'entendre, des gens de conditions différentes. Tandis que les autres sophistes, qui se faisaient payer, n'avaient pour auditeurs que des jeunes gens riches, Socrate, bien que sa clientèle, comme il le dit lui-même, se composât surtout d'élèves de familles opulentes*, en avait aussi de pauvres. Aristophane, dans un chœur des Oiseaux^ parle d'un marais où Socrate, maliavé, conduit les âmes'. Ces quelques mots peignent à la fois rexl>