Voyez les didascalies des pièces d'Aristophane
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VOUS Tattendiez le moins, quelque jugement littéraire, exprimé sous les formes les plus diverses. C'est tantôt une citation spirituellement inexacte, tantôt une attaque directe; aucun des écrivains connus alors n'y a échappé. Quand la question ou le personnage lui paraît en valoir la peine, il ne se contente pas d*un mot dédaigneux; la critique littéraire occupe alors toute une scène, parfois même toute ou presque toute une comédie. Elle déborde de la parabase, qui lui est plus spécialement consacrée, pour se répandre par des digressions imprévues dans les autres parties de la comédie. Les Acharniens, les Nuées, les Oiseaux^ les Thesinophores, les Grenouilles en sont des exemples. Parmi les pièces perdues d'Aristophane, les querelles littéraires tenaient une place importante dans les Détaliens, le Gérytadès et probablement le Proagôn; seize comédies des autres poètes comiques paraissent aussi devoir rentrer dans la catégorie des comédies littéraires.
Il y a peu de chose à dire, leurs œuvres étant perdues, sur les querelles des poètes comiques. Aristophane a caractérisé brièvement la plupart de ses prédécesseurs : Magnés, dont les inventions amusantes et enfantines avaient eu d'abord un assez grand succès auprès d'un public peu exigeant *; Gratès, dont on goûtait les comédies de mœurs, bien que le régal fût assez maigre * ; Cratinus, qui l'emporta longtemps sur tous les autres poètes par la véhémence de ses invectives, la puissance
i. Chevaliers, 820 et siiiv.