Gratinus, fr
A, Thesmophores, 130 et suîv. . .
ARISTOPHAKB. \Q
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théâtrale ou dithyrambique prenait ainsi la couleur de celle des mystères. Cratinus a exprimé ce contraste en deux mots très précis et très caractéristiques, c L'archonte, dit-il, a donné un chœur tragique à Gnésippe; moi, je n'aurais pas voulu l'avoir pour didascale, même à la fête des Adonies ^ » Ce fougueux conservateur, qui se vantait comme Eschyle de n'avoir jamais été amoureux ' , a mis dans ce dernier mot tout le mépris dont son Âme était pleine pour des efféminés comme Gnésippe. c II faut supprimer de la musique les harmonies plaintives qui sont inutiles aux femmes honnêtes, à plus forte raison aux hommes^... Nous n'élèverons pas dans notre république des fabricants de trigonons et de pectideSy et de tous les instruments aux cordes et aux notes nombreuses^. > Platon, dans ces quelques mots, résume toute la polémique de la comédie contre les musiciens contemporains.
Parmi tous ces maîtres musiciens, il en est un que je ne puis passer sous silence, c'est Cinésias, le compositeur de chœurs cycliques et de dithyrambes. Il a été pendant plusieurs années, de 414 à 391 environ, le plastron et le souffre-douleurs des poètes comiques; la persistance de leurs satires le met au premier rang. Sa maigreur, sa grande taille, sa mauvaise santé leur fournissent d'in nombrables plaisanteries auxquelles il est inutile de s'ar-
-i. Cratinus, fr. dU.
± Cratinus, fr. 97.