‹ Aristophane et l'ancienne comédie attiqueChapitre 180 sur 242 · Platon, République, p · texte numérisé non relu

Platon, République, p

i. Platon, Républiquet p. 399^. .

L'ÉDUGÂTlON. hk MUSIQUE ET LÀ POÉSIE. .^:^7

relier * ; mais parcequ'il avait renouvelé la poésie chorale, ils le traitent d'impie, d'athée, de scélérat*. Sa musique, à en juger par leurs attaques, était trop compliquée et son style trop romantique. H est difficile de retrouver dans les parodies d'Aristophane le style des poètes qu'il prend à partie; on entrevoit pourtant celui de Ginésias dans une scène des Oiseaux. Le maître accourt à la nouvelle de la fondation de Néphélococcygie ; il vient offrir ses chants à Pisthétère. Il apparaît conime un esprit élhéré, comme le poète des hautes régions, t Je m'envole vers l'Olympe sur des ailes légères, et mon vol me porte tantôt vers une mélodie, tantôt vers une autre; d'une dme intrépide je tente sans me lasser des voies nouvelles'. » Il définit ensuite le dithyrambe qui doit être, d'après lui, aérien, ailé, d'un bleu profond et sombre *. Me trompé-je en supposant que par cette définition comique Aristophane a voulu railler»la prétention de Ginésias de donner à la poésie lyrique plus de grâce et de fantaisie? Les exemples qu'il en cite en les travestissant, sont du môme genre; il emprunte toutes ses métaphores au vent, au nuage, à l'air; il n'y est question que d'ailes et d'oiseaux ^. Aristophane pensait sans doute à Ginésias et aux poètes de son école dans ce joli passage de la PaiXy où Trygée, descendu du ciel, raconte à son esclave qu'il y a vu des âmes de poètes dithyrambiques. « Elles volaient, happant au passage des préludes, poésies nageant dans le vide de l'air*. > Le génie de Ginésias

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