Guêpes
â. Eupolis, fr. 42.
AmiSTOPHANB. 21
dC2 ARISTOPHANE.
qui se ruine pour la courtisane Myrrhîna*, Pyrilampe qui élève des paons dans sa riche maison ', son fils, le beau Démos, dont le. nom est écrit sur les portes par ses amants', les fameux gourmets Glaucétès et Morjchos *, et d'autres encore.
Il n'est pas toujours possible de trouver les raisons politiques pour lesquelles les poètes comiques ont dénoncé les mauvaises mœurs de tel ou tel individu; par exemple, on ne sait rien de cet Ariphradès, honni deux fois par Aristophane pour ses habitudes infâmes et pour sa langue impure ^, ni de ce Clisthène, objet de sarcasmes cruels pendant vingt-deux ans, depuis les Acharniens jusqu'aux Grenouilles , type du pédéraste, rasé, épilé, parfumé, déguisant mal son sexe sous ses ajustements^. Ces noms n'étaient sans doute pas des pseudonymes ; dans tous les cas, ils désignaient clairement pour le public des personnages connus, que l'on pouvait montrer du doigt. Les fragments de la comédie ancienne, si abondants, sur la gourmandise et sur la débauche, faisaient probablement partie de satires politiques. Le plus curieux exemple de ce mélange des descriptions culinaires ou autres et de la satire politique, est la comédie d'Archippos intitulée les Poissons. L'auteur s'était proposé de railler la passion des gourmets d'Athènes pour le poisson; c'était donc une peinture de mœurs; mais il avait voulu en même temps faire une