‹ Aristophane et l'ancienne comédie attiqueChapitre 201 sur 242 · Chevaliers, 1280; Guêpes, 1280; Paix · texte numérisé non relu

Chevaliers, 1280; Guêpes, 1280; Paix

6. Gratinus, fr. 195; Phérécrate, fr. 135; Acharniens, 117 et suîv. ; Chevaliers, i^li; Nuées, 355; Oiseaux, 829 et suiv.; Thesmophores, 23G, 574-654; Grenouilles, 48, 57, >t22 et suiv.

satire politique. Chaque nom de poisson cachait celui d*un citoyen connu ou d'une catégorie de fonctionnaires ou de personnes, et la pièce se poursuivait au milieu de calembours insipides où les orateurs, les devins, les courtisanes, les archontes apparaissaient sous des pseudonymes alléchants, de manière à flatter le goût des spectateurs pour les descriptions gastronomiques et pour la satire. Les peintures de mœurs étaient ainsi mêlées au courant des injures personnelles qui emportait toute la comédie.

Ceci est la règle générale, mais il est bon de noter les exceptions et de faire certaines distinctions. La peinture des mœurs, sans attaques personnelles, n'est pas absente de la comédie ancienne. Elle y entre d'abord avec le^ poète Cratès, à qui Aristote, comme nous l'avons vu, a fait l'honneur d'attribuer l'invention de la véritable comédie. Il ne faut pas exagérer la hardiesse de l'innovation. Cratès, ne se sentant pas de force à écrire des comédies politiques, se borna à transporter sur la scène attique quelques-unes des inventions de la cpmédie dorienne; il y a le premier, dit-on, introduit le type de l'ivrogne ^ Maigre invention sans doute, mais c'est, d'après Aristote, le germe d'où sortit la comédie future. Tandis que les poètes comme Cratinus et Aristophane mettaient sur la scène leurs ennemis et les accusaient d'ivrognerie ou d'autres vices, Cratès y produisait un individu quelconque, qui représentait ce vice. C'était le commencement de la comédie de caractère, telle que

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