‹ Aristophane et l'ancienne comédie attiqueChapitre 205 sur 242 · Eupolis, fr · texte numérisé non relu

Eupolis, fr

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empressés, ils acceptent toutes les rebuffades et profitent de toutes les complaisances; ils ont la main et le dos toujours prêts à recevoir les coups ou les présents; ils s'en vantent eux-mêmes dans un passage de la pièce d'Ëupolis, heureusement conservé, c Spectateurs, nous allons vous dire la vie que mènent les parasites; écoutez. Nous sommes en tout des gens comme il faut; nous avons d'abord pour nous suivre un petit esclave qui, le plus souvent, ne nous appartient pas, mais qui est pourtant un peu à nous. J'ai ces deux élégants manteaux, que je mets à tour de rôle pour aller à l'agora; là, dès que je vois un riche imbécile, immédiatement me voilà autour de lui, et si le richard dit un mot, je le félicite chaudement et je m'extasie, comme si ses discours me faisaient grand plaisir. Ensuite nous allons tous, chacun de son côté, vers la soupe d'autrui ; là, il faut que le parasite sache dire vivement beaucoup de bons mots, sinon il est jeté à la porte. C'est ce qui vient d'arriver à Acestor le stigmatisé; il laissa échapper une plaisanterie déplacée, et l'esclave le conduisit à la porte, lui mit les menottes aux mains, et le livra au sergent de ville *. » Les parasites d'Ëupolis ne sont pas des individus quelconques, et par là ils appartiennent à la comédie ancienne et se distinguent des parasites de la comédie nouvelle, mais ils ont les mêmes travers et exercent la même industrie. L'espèce existait dès le temps d'Ëupolis; elle a pullulé dans la suite sous d'autres noms et avec d'autres apparences : elle dure incore.

Le type de l'esclave n'est pas non plus étranger à la comédie ancienne; on le trouve dans Aristophane. Quatre de ses pièces, les Chevaliers^ les Guêpes^ les GrenmilleSf

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