‹ Aristophane et l'ancienne comédie attiqueChapitre 23 sur 242 · Voir la cierniùro partie des Guêpes · texte numérisé non relu

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peuple et désirent Ja monarchie; ils sont complices de Brasidas, portent un manteau à franges de laine, une chevelure bouclée et la barbe longue *. Aristophane a donné à l'un d'entre eux un nom qui peut s'appliquer à tous : Bdélycléon (qui a horreur de Cléon).

En dehors de l'opinion des spectateurs de haut rang, des gens comme il faut, à laquelle l'écrivain semblait tenir par dessus tout, il y avait un jugement ofiiciel et définitif en vertu duquel les prix étaient décernés aux vainqueurs. Ces prix étaient recherchés à la fois par le chorège, par la tribu dont le chorôge faisait partie et par l'auteur de la pièce. Or, ces prix étaient attribués par cinq juges tirés au sort '. Nous ne savons pas dans quelles conditions avait lieu le tirage au sort des cinq juges. J'ai peine à croire, pour ma part, que les gens du peuple y prissent part, et que la fortune des œuvres dramatiques fût abandonnée au hasard faisant son choix dans la multitude. Les exemples des erreurs commises dans ces jugements ne prouvent rien, car ces erreurs sont des exceptions; elles peuvent avoir été commises par des connaisseurs, aussi bien que par des ignorants. UOEdipe roi de Sophocle ne fut pas couronné et Aristophane fut classé le troisième dans le concours où il présenta sa plus forte comédie, les Nuées. En revanche, Sophocle fut vainqueur dans presque tous les concours auxquels il prit part et Aristophane paraît avoir été le plus souvent préféré à ses rivaux. Les résultats que nous connaissons font donc en somme honneur au goût des juges. Faut-il admettre que ces choix, ordinairement judicieux, fussent dus à la foule, et* qu'un Dicéopolis ou un Trygée décidât du sort des comédies ? N'est-il pas vraisemblable que

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