‹ Aristophane et l'ancienne comédie attiqueChapitre 51 sur 242 · Eupolis, fr · texte numérisé non relu

Eupolis, fr

vais tour. « Tu me le paieras avec usure; tu seras écrasé de contributions, car je vais me hâter de te faire inscrire au nombre des riches *. » A ce moment même, Gléon venait, en effet, de faire décréter une seconde contribution extraordinaire sur le capital; la première, qui date de 428 S était de deux cents talents (i ,178,800 francs) et représentait 3 0/0 de la fortune publique *.

Mais tous ces revenus n'auraient pas suffi, si Athènes n'y avait ajouté les tributs des villes alliées et sujettes. Il n'entre pas dans mon sujet de montrer comment la direction de la confédération de Délos, confiée d'abord à Athènes pour organiser la défense commune contre les barbares, ne fut bientôt dans ses mains qu'un moyen d'oppression, et comment, de protectrice des villes confédérées, elle devint leur tyran. C'est ainsi, du moins, que la considéraient ou feignaient de la considérer les partisans les plus exaltés de l'aristocratie, qui cherchaient à soulever les alliés contre la métropole. Périclès disait qu'il fallait avoir les alliés sous la main parce que leur tribut était la force d'Athènes. Ce tribut des alliés, qui n'atteignait d'abord que 460 talents (2, 71 1,240 francs), s'était élevé sous Périclès à 600 talents (3,536,400 francs), puis, en 425, au temps de la faveur de Cléon, à 1,200 ou 1,300. Une progression si rapide s'explique plutôt, il est vrai, par l'augmentation du nombre des alliés que par l'accroissement proportionnel des sommes imposées à chacun d'eux; néanmoins, comme les tles voisines d'Athènes avaient le plus souffert de cette élévation du

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