‹ Aristophane et l'ancienne comédie attiqueChapitre 61 sur 242 · Thucydide, I, 77, i · texte numérisé non relu

Thucydide, I, 77, i

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kurs conseils, jaloux des proQts douteux que nous sup^ posons qu'il peut faire, nous frustrons par cela seul l'État d'avantages incontestables ^ i

Ce peuple de sophistes et de sycophantes a une puissance extérieure qu'il est obligé de maintenir par la force. Mais, comme dans tous les États démocratiques, le service militaire y est détesté. Périclès, dans son oraison funèbre, reconnaît que si les Athéniens se montrent égaux à tous les autres au moment du danger, ils n'aiment pas à s'y préparer d'avance par des exercices pénibles *. Aussi, peu à peu, les étrangers prirent une grande place dans l'armée athénienne. Les Spartiates, ayant pour patrie une cité aristocratique et militaire, se vantent de la constitution de leur armée et l'opposent avec orgueil à celle d'Athènes, c La puissance athénienne est plutôt mercenaire que nationale; la nôtre, fondée sur DOS personnes plus que sur nos richesses, a moins à craindre de ce côté *. >

Quant à la politique des Athéniens à l'égard des alliés, Thucydide y est revenu à plusieurs reprises, et, quel que fût le personnage qu'il fît parler, Périclès, Cléon, Euphémos, il lui prétait sur ce point un langage qui concorde absolument avec les invectives d'Aristophane. Tous considèrent comme une nécessité, comme une condition de salut pour Athènes, l'emploi de la force, t Évidemment, disent les Athéniens aux Méliens, c'est une loi fatale des choses humaines que le plus fort doit commander. Cette loi, ce n'est pas nous qui l'avons établie, et nous n'en avons pas usé les premiers; nous Savons trouvée existante, et elle existera éternelle-

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