Cratinus, fr
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mer les vaisseaux dans lesquels il vendait ses lanternes * . > Les riches refusaient donc de servir sous les ordres d'un plébéien et maudissaient les expéditions lointaines, tandis •que le plus sûr moyen de se faire bien venir de la foule était de lui promettre des conquêtes. C'est sans doute à •un discours belliqueux d'IIyperbolos qu'Eupolis faisait illusion dans ce vers, imité d'Eschyle, qui rappelle le départ de Xerxès pour la conquête de la Grèce : t II vient de passer la mer, le destructeur des villes, Maricas*. »
On parlait donc d'Hyperbolos comme d'un candidat possible à la stratégie; il était délégué par le sort en •qualité d'hiéromnémon au conseil amphictionique '; il jouait les seconds rôles, au-dessous de Gléon.
« Après la perte de Gléon, dit un poète comique, Ilyperbolos l'emporta *. » Il devint, en effet, par la mort prématurée du chef de la démocratie, le premier des •orateurs populaires. Il est désigné comme tel dans les Guêpes d'Aristophane ; dans la Paix, la désignation -est plus claire encore. La Paix demande à Trygée qui règne sur le Pnyx. G'est Hyperbolos, répond Trygée. A ces mots, la Paix détourne la tète. Trygée demande ce que signifie ce geste, t Elle se détourne du peuple, répond Hermès, indignée de ce qu'il ait choisi ce misérable pour chef. » Ge choix aura du moins un avantage, répond Trygée : « Hyperbolos est fabricant de lampes. Or, auparavant, nous menions toutes nos affaires en tâtonnant dans les ténèbres; maintenant nous délibérerons toujours h la lumière*. » Hyperbolos était le partisan le plus