‹ Aristophane et l'ancienne comédie attiqueChapitre 98 sur 242 · Eschine, Ambassade · texte numérisé non relu

Eschine, Ambassade

LE GOUVEHNEMENT. — LES HOMMES. i65

pour subvenir aux frais de la guerre, obtint la levée de deux contributions extraordinaires ^ Il n'en fallait pas davantage pour exciter contre lui la haine des riches. Sa politique extérieure fut aussi un retour à celle de Gléon. Après la victoire de Gyzique, il fit repousser les propositions de paix apportées par l'envoyé de Sparte Endios, et décider la continuation de la guerre. Pour enlever le vote, il employa les arguments dont se servait Périclès, et répondit aux craintes des timides en faisant un tableau pompeux de la puissance d'Athènes *. Mais les circonstances étaient bien différentes; Athènes, pleine de force et de santé au commencement de la guerre, était maintenant presque épuisée; l'exemple, mal compris, de Périclès, la poussait aux dernières folies. Les événements qui suivirent la victoire de Gyzique semblèrent d'abord donner raison à l'optimisme irréfléchi de Gléophon; mais la seconde disgrâce d'Alcibiade arrêta le cours des succès d'Athènes, et la victoire des îles Arginuses ne suffit pas à empêcher sa défaite imminente.

Gependant Gléophon, aveuglément obstiné à poursuivre cette chimère de l'hégémonie athénienne qui avait perdu ses prédécesseurs, repoussa encore de nouvelles ouvertures de paix. G'est alors, en 405, que furent jouées les Grenouilles d'Aristophane et le Cléophon de Platon. Le titre seul de la pièce de Platon prouve quelle était alors l'influence de Gléophon. La comédie l'attaquait au moment de sa plus grande puissance, comme elle avait attaqué Hyperbolos, Gléon, Périclès. Les attaques étaient d'ailleurs du même genre; la vérité s'y mêlait aux mensonges audacieux. Get homme qui, d'après le témoignage formel de Lysias, mourut pauvre et laissa tous les siens

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