‹ Aristote (volume 2)Chapitre 32 sur 45 · L'ANE · texte numérisé non relu

L'ANE

L'induction d'Anistote est donc assez diffcreme d+ :‘1duction socratique et platomcienne. Elle se fonde encore partiellement sur « les discours des hommes » : max. er même temps, elle accorde à 1 observation directe mue mr portance infiniment plus grande. Le plus. Sucrats €: »a1 disciple espéraient obtenir par vai: mdncirve is Géfm.tion de chaque chose; Anistote assiens à cette métuvude

un rôle plus modeste : elle sert prmcipulemeut. € ayre+ hi, à découvrir les prémisses dont le srllostane à Lesonr comme base d'élan !.

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L'induction n'épuise pas la réalité. Outre les pruyustions universelles qu'elle fournit par simple itotiuu vu

Cest ce qu'indique assez clairement la sniie ds texte - sénovie Zee are TPétov viva nai 1à dvépere æpèc vèv Aya Dave Yic =: an: SÉaRiTTec pan. dl 6 xinoc. Aristote a soin de défair ce qu'il emtend jus io Zov cg Mac esence, une quiddité ‘éxÿao). Ll précise cacare 2e prete «x ajustiast SE ipond: avroë Sumpeï elc rà nef Exsors-: il n'7 à que imiligius qu Pate fournir les éléments de la défmition. Enfn. l'exemmgie apgne L = 5° Cours à ja ligne suivanie ne laisse plas aucun douie sur M uns de is dns Sathétique (ouyxeyunéva) doat ïil parle : Ka: +2 Ts =£ user r@=9 Moomyopeées mévrus Tobc évêpac ÆuTÉpe: ani HNTÉDES Th: Yuvaines, Dose Ze dopler roërenv éxétspor.

D'ailleurs, le passage des Topiques (Z, 4, 141», 3-16. qui exprime 13 naue dée que relui de la PAysique, est d'une telle clarté qu'il se passe de ous Mealaire. Il est vrai que, dans les Secondes Analgtiques (4. 2, 1°. 3336, æ, 1-5), Aristote dit que les universels sont ce qu'il y a de plus éluigaé lon 2à xoppust tes pv Tà xad6dou péliote, Éyyvrétee Zé <2 xaŸ éxaoza: et l'os Wave la même manière de dire dans la Mélaphysique !A, 2. 982. 21-25, Mis, évidemment, il n'est question, en ces deux endroits, que de La svaniere

h © s'échelonnent les résultats de l'analyse rationnelle. Nous préféross donc

9, gpréation de saint Thomas (S. Th., 1*, q. 85, 3) à celle de Zeller (II, 2

l. Ausr., Anal. post., À, 2, 72°, 7-8 : äpyà d lotiv éxobeituux æpérague <. dusooc 8ù %c ph éativ EAN xpotépa.

mouvement »{. Les mathématiques sont la sciener 4e à quantité, logiquement isolée du mouvement qui l'aer5mpagne et de la matière qui lui sert de support?. Et. eomme la quantité est discontinue ou continue, nombre ou fizurs. elles comprennent elles-mêmes deux parties qui sa: l'arithmétique et la géométrie. La philosophie premisre est la science du principe suprême du monde, de la cause immobile du mouvement, c’est-à-dire de Dieu : ce qui permet de l'appeler aussi du nom de théologie. Si l'on s phce au point de vue de l’exactitude, les mathématiques et la philosophie première l’emportent sur la physique. Elles se composent uniquement l’une et l’autre de propsations nécessaires : elles n’ont rien qui échappe à la démonstration 5. La physique, au contraire, garde encore un reste de contingence. La nature, dont elle traite, contient u fond plus ou moins considérable de puissance. un prncipe matériel : l'accident y prend place; et l'accident est imprévisible. Mais si l'on se met au point de vue de l'excellence, les rôles changent. Les mathématiques, qui portent sur de simples abstractions, occupent alors le rang le moins élevé 7; ensuite vient la physique où l’on traite des substances qui se meuvent ; au sommet, se situe la phi- L Ausr., Mel., E, 1, 1025v, 18-21; Ibid., K, 7, 1064", 15-16, 30-32.

2. Id., Ibid., E, 1, 1026", 7-15; 1bid., K, 7, 1064", 30-33; [bid., K. 3, 1051;, 2-36, 1061», 1-4, 19-25; Phys., B, 2, 193, 22-36, 194", 1-12; Mel, A.5,19>, d8.

3. Comme on peut le voir par les textes précédents, Aristole ne fait pas loujours nettement cette distinction.

4. Id., Met. E, 1, 1026", 15-16, 20-31; 1bid.,K, 7, 106%, 33-37, 1064, 1-3.

5. Id., Ibid. À, 2, 982, 25-32, 982, 1-4 ; Anal. post., À, 27. 65°, 31-53.

6. Id., Met. E, 1,1025 , 25-34, 1026°, 1-6; v. plus haut De l'accident p.61,

7.1d., Anal. post., À, 13, 79°, 7-8 : à yap paigera mepi fin 607iv 92 Ta? ah? broxemévou tivés ; Phys., B, 2, 193°, 31-35; Met., K, 3, 1061’, 2£ el sqq. .

losophic première dont l'objet est la substance qui, sans se mouvoir elle-même, meut tout le reste.

Ainsi les sciences se subdivisent d'après leurs fins pour se subdiviser encore d'après leurs objets; et il y a peutêtre une certaine incohérence dans cette facon de prcéder. Mais là n'est pas l’unique imperfection que présent la classification aristotélicienne. La poétique est une espète qui a pour genre la pratique?. Savoir pour savoir et savoir pour agir : tels sont les deux modes dominants de h science. La division devient binaire de trinaire qu'elk était. La dialectique, de son côté, ne se rattache à h poétique que par homonymie : induire et démontrer, te n'est point « créer »; c'est seulement découvrir. En outr, ct de l’aveu d’Aristote lui-même, la dialectique est w tout dont la rhétorique n'est qu'une parties. Et l'on es peut dire autant de la politique à l'égard de l'éconont et de la morale : c'est encore « le maitre » qui le cor cèdef. Mais ces défectuosités n'ont rien de surprenant. puisqu il s'agit de classification : c’est la pierre d'achoppement du philosophe.

Les sciences ne se ramènent à l'umité ni par leurs fins ni par leurs objets : leurs fins, qui sont la contemplatit et l'action, demeurent irréductibles l'une à l'autre: à leurs objets ne peuvent dépasser les catégories. qui, pouf ètre multiples, n en sont pas moins les genres suprèmes de l'être. Pourtant, les sciences ne restent pas isolées chacune dans sa sphère; elles se relient etse compénètrent

1. AnIsT., Mel, À, 9, 982, $ et sq. ; Zbid., K, 17, 1065», 3-4.

». Id, EUR Nic. Z. 2, 1139, 35-36, 1139", 1-3 ; v.SyLv. Mage. t. I p.153. 3. Id. Rhet., À, 2, 1356*, 30-31 : Eotr yao mépiôv 1 75 Stalnantis #2

AILHOTE À 4. V. plus haut, p. 267,

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de différentes facons Elles ct de pememes ronmmer. tels que le principe de cmtradiebur & cel @e “asur suffisante. Elles ont une méthode commu. OL ?2S iz dialectique : tout ce qu peut être #2 5 MüuE AL St ümontre !. Elles trouvent ausa leur de-nier imüremerc aans une seule et même scence. La pli levée de omis ou est la théologie. La thédlonte. en effet trans à: l'en absolu, elle a pour objet la camse d'où épend is nature entière ?; et, par suite, elle est le terme on s achete che cune des formes du savoir : cest « une tre passant: qui produit et supporte toutes les branches de la oummansance, qui les alimente de sa substance. et qu pur #1 core au-dessus d'elles la majesté de sa cume :» :.

De la logique aristotélicienne se désaseat quelqn-s conclusions dominantes qu il est bon de scnaler.

Lorsque la pensée pénètre dans les données empiriques, elle n'y apporte pas de formes a priori : elle ne fait quen découvrir « la quiddité » : tout ce qu'elle v vaits s trouve, bien que d’une autre manière dont ellea d'aillsurs le sentiment. Et là se révèle le point de soudure de la logique et de l'expérience : l'intelligence et la sensibilité portent sur un seul et même objet où chacune d'elles perçoit ce qui lui revient.

Par suite, lorsque la pensée analyse et syllogise pour dégager la forme d'un fait donné, elle n’y introduit pas des liaisons de son cru; son rôle unique est d’en dé- Miler les caractères, d’en épuiser le contenu logique. )Ïn commence par les phénomènes; mais les phénoiènes n'ont pas en eux-mêmes leur raison explica-

1. Ansr., Anal. post., À, 11, 77%, 26-29; Rhel., À, 1, 1354%, 1-6, 2. Id., Met., À, 7, 1072°, 13-14.

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