Id., Ibid., V
Le désir, qu'il soit brut ou réfléchi, tend à se traduire en mouvement. Il s'accompagne toujours de plaisir ou de douleur, de leur côté, le plaisir et la douleur produisent toujours l’un de la chaleur qui dilate les organes, l'autre de la froideur qui les contracte : de là dérive l’infinie variété des phénomènes qui vont du dedansau dehors pour réagi à leur tour sur le dedans. Supposez une machine dontles montants et les roues soient si finement ajustés quela plus légère impulsion suffise à La mettre en branle; supposez de plus que, au lieu d'être rigides, les pièces de cette machine aient une telle plasticité qu'elles puissent au moindre cho modifier de mille manières leur figure et leur volume. Et vous aurez une idée de la façon dont commencent, se propagent et se multiplient les ondulations motrices qui ont le désir pour principe!. Dès que le froid ou le
chaud produisent quelque altération dans la région du,
cœur, 1l en résulte toute une série de changements phrsiques. Ainsi s'expliquent les « rougeurs, les paleur. les frissons, les tremblements et les phénomènes opposés à ceux-là »?. Ainsi s'expliquent les actions libres ellemêmes : ce n'est pas directement que la volonté met! ” Je corps; elle le meut par l'intermédiaire d'une émotion.
1. Arist., De an., F, 10, 433", 13-27; De mot. an., 7, 7912, 36-37. 701*.1-%: Ibid., 8, 701%, 33-37, 702%, 1-19. — Lire, pour l'ensemble de la théorie. | chap. 9, 10, 11, du ITT° livre du Ilepi Yuyxc.