‹ Aristote (volume 2)Chapitre 36 sur 45 · Id., Ibid., H · texte numérisé non relu

Id., Ibid., H

5. Id.. Ibid., K. 4. 1174°, 18-33 : ..… velerot Où trv évépyetzv + rCov oÙy ” F. Efts ÉvutapyouTa 2)2 Ws Émytyvépevôv n TE205,0iov Toïs äxuaiots F Dpa; IE - 7. 1177, 23-24 : Hôiorn CE tov xat” Gpethv Évepyaidv À xata Tv ose 25 CHO2CYIUUEVWS ÉGTIV.

du même principe que dépendent la libéralité, la sradeur d'âme, la douceur ! et l'amitié ?. Ainsi de la justice elle-même, bien qu'Aristote ne semble pas formel sir ce point : la justice, envisagée du point de vue subjeeti, n’est qu’une purification de notre égoïsme ; et l'égoisme, à son tour, est un manque de générosité que nous poussons assez loin pour attenter aux droits de nos semblables La prudence, qui est le principe architectonique de La conduite humaine, a de ce chef une origine plus haute; elle s'élève au-dessus de la sensibilité et se ramène à la raison : elle n’est que le perfectionnement de sa fonction pratique *. Quant à la pudeur et même à la force ou mattrise de soi (yxpäzeux), elles ne sont pas des vertus. La pudeur n'est qu’une passion corporelle #. La fore suppose la lutte; elle peut encore subir des défaites: elle n’a ni la sérénité ni la fixité voulues pour faire partie de l'idéal du sage :.

On obtient une troisième division des vertus, en ke rapportant à leurs objets. Et, d’après Häcker, cette troisième division se dégagerait également des œuvres d'\-

1. ARIST., Eth. Nic., A,11, 1126%. 19-21 : …. xatéyouor yao zôv fupor; RAC. B, 5, 1383, 7 : Oapoad.éov yap % dpyr, : La colère est quelque chose de courag”tiet la colère est un des extrèmes entre lesquels se situe la douceur: cel‘ vertu se rattache donc également au cœur.

2. Id. Polit., H, 7, 1327, 40-41 : ‘O Guuds éoriv 6 roidv +0 55) rTixû.

3. 1d., Elh. Nic., À. 13, 1103*, 4-6 : … oogiav pév xai oûvegiv xai 52 civ étavontixas; lbid., Z, à, 1140v, 4° 6; Jbid., 8, 1141”, 8-9; Zhid., 6, Hit 9-75 12, 1133", 39-36. 1143v, 1-5.

4. Id., Lbid.,B,7, 1108*, 31-32; Jbid., À, 15, 1128v, 10-15 : S. Tuo.. 017: cit. lec. XVIL p. 128-128".

5. AnisT.. Eh. Nic., H, 1, 1145°. 15-35; 1bid., 9. 1150-1131: Zbiu.. B. ° 1105%, 28-33 . …. ro CE toitov xai av Bebaiows xai apetaxivrtos Épev zx" celte stabilité est une condition de la vertu, comme la connaissance et À désintéressement de l'intention.

F* M | LES ACTIONS HUMAINES

contre, sous le nom de philanthropie, dans les rappot qu ont entre eux les différents peuples !: il ny a pas mode de la vie humaine proprement dite, où l’on ne constate son existence. Elle est partout où est le droit? et s'y ajoute comme une force nouvelle qui s'exerce en sa faveur : elle a je ne sais quoi d'exquis, de doux et de puissant qui tend à lui donner la victoire ?. Plus elle prend de vitalité, plus le respect de la justice devient facile ; et, quand elle a conquis la prédominance, cette vertu s'y | perd comme dans un principe supérieur qui la remplace en innovant quelque chose de plus noble et de plus beau, | C'est ce que l’on peut observer au foyer domestique. Les L'parents voient dans leurs enfants « d'autres eux-mêmes », et les enfants dans leurs parents le principe qui leur a donné le jour; les frères se regardent comme issus de la même racine : tous ils sentent qu'il n'y a qu'un sang et une vie qui coulent dans leurs veines. Et cette identité de nature leur inspire une délicatesse de conduite où le devoir perd son austérité pour ne plus laisser de place

qu'à l'amour 5.

Au sens restreint, l'amitié est un lien de libre affection entre deux ou plusieurs individus.

Considérée de cet autre point de vue, elle devient nécessaire à l'existence f, Elle l’est à l'adolescent pour le

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