‹ AristoteChapitre 10 sur 304 · Arist., Phys.j A, 3, 186", 31 et sqq · texte numérisé non relu

Arist., Phys.j A, 3, 186", 31 et sqq

2. Id., Met., A, 3, 984», 29 et sqq.; B, 4, 1001*, 31 et sqq.

alors en face d'un monisme plus profond, mais qui n'en est pas moins insoutenable dans sa noble inflexibilité. Si tout est rigoureusement un, il n'y a plus ni naissance, ni développement, ni disparition ; il n'y a plus de mouvement d'aucune sorte *. Or une telle conséquence suffît à démontrer que le système dont elle dérive demeure totalement étranger aux faits -. Si tout est rigoureusement un, il faudra dire que l'homme et le cheval sont une seule et même chose, que le bien et le mal sont identiques, que le blanc et le noir ne font qu'un : il faudra nier en bloc toutes les différences, toutes les oppositions, toutes les contrariétés dont la nature nous offre le perpétuel spectacle ^. Et quel moyen d'admettre une doctrine qui va jusqu'à de telles extrémités? De plus, qu'est-ce que l'être dont parlent les éléates? Puisqu'il est un, il faut qu'il soit ou simplement continu ou absolument indivisible. S'il est continu, il est multiple par là même ; car le propre du continu est de se diviser à l'infini. S'il est absolument indivisible, il n'a pas de grandeur : il n'est pas infini, comme le veut Melissus, ni même fini, comme le dit Parménide ; car toute grandeur est, comme telle, susceptible de division. Dans l'un et l'autre cas, c'est encore à la contradiction que l'on se trouve acculé *. Essaie-t-on de se prononcer pour une troisième forme de la même théorie ; affirme-t-on, sur l'exemple d'Antisthène ^, que, si tout n'est pas un, du moins chaque être est un, et au point de n'envelopper aucun élément de

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