irf., Ibid., B, 8, 289", l-3i
LA NATL'HE. 127
rêve des Pythagoriciens; ce serait un fracas terrible qui ferait sauter la terre en éclats ^
Puisque les astres sont mus par les sphères, il y a autant de sphères que de mouvements, et pas plus; or les étoiles ne réalisent qu'un mouvement, à savoir la révolution complète qui forme le jour : c'est donc une seule et môme sphère qui les entraîne toutes à travers l'espace. Il en va ditléremment des sept planètes. Outre le mouvement diurne auquel elles participent, les sept planètes ont des mouvements particuliers. Le soleil, par exemple, se conforme au mouvement général que provoque la première sphère et qui l'emporte d'orient en occident; il remonte aussi peu à peu d'occident en orient suivant l'éclip tique dont le plan coupe le plan de l'équateur en passant, comme lui, par le centre de la terre ; de plus, il oscille lentement d'un bout à l'autre de la largeur du zodiaque. Ainsi de la lune; Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne ont des mouvements analogues et qui paraissent plus complexes encore-. Par suite, il y a plusieurs sphères pour la même planète.
Quel est le nombre de ces sphères? c'est aux astronomes de le déterminer 3. Eudoxc^ en compte 2G etCalippe ^ 33. D'après le chapitre viii du 12® livre de la MétapJiysique,