‹ AristoteChapitre 106 sur 304 · ld.,Met.. A · texte numérisé non relu

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4. V. sur EuDOXE, De cœL, sch., 498*, 45; 498", 25; Ideler, Philosoph. abh. d. lierl. Akad., J., 1830, p. 67.

5. V. sur Calippe, Ideler, Ibid., p. 73; Bonitz, Arist. Met., 507; Prantl, 'ApiffT. iz. 0-jp., p. 303, Lipsise, 1881, 8».

128 ARISTOÏE.

Aristote lui-mcnie opine que ce total ne suffit pas à l'explication des apparences. La sphère la moins élevée de chaque planète touche la sphère la plus élevée de la planète qui vient immédiatement au-dessous et tend par là même à précipiter son mouvement. Et du moment qu'il est ainsi, toute l'économie du système se trouve détruite. 11 faut donc, au sens d' Aristote, admettre des sphères intermédiaires dont l'effet soit de paralyser l'influence des astres supérieurs sur les astres inférieurs. Ces sphères, qui sont comme des freins de la machine céleste, s'élèveraient au nombre de 22^. Ce qui donnerait, en tout, 55 sphères pour les planètes, non compris la sphère du premier ciel 2.

D'où vient que tout n'obéit pas à la rotation générale ? Comment se fait-il que certains astres, les plus rapprochés de nous, aient des mouvements multiples? La réponse à cette question est dans le principe d'ordre mental qui meut la nature sous l'influence du premier moteur. L'âme du monde, sollicitée d'en haut, tend toujours le plus possible à la réalisation de l'unité 3. Mais elle y rencontre d'autant plus d'obstacles que les couches d'éther où s'exerce son action deviennent plus éloignées de la sphère initiale. Il arrive un moment où elle n'y réussit plus ; et alors elle continue son œuvre en produisant une harmonieuse variété ^. Ainsi, l'on peut dire en un sens

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