De cœL, B
3. Ici., Met., A, 8, 1074», 14-16 : tô [j.£v ouv 7r).f,6o; twv o-'^paipôiv larto TOffoÙTOv, ô')GTe xal Ta; oOcîa; y.at tàç àpyà; rà; àxivyiTou; xal rà; al<ï6r,Tà; TocraOïaç eùXoyov OiîoyagsTv. — Hulme {Veber die aechlheit der Metaphysi',\ p. 23 et sqq., in der bibliolhek der alten lileratur und Kunst, Gôllingue, 1789), J. L. Idiu.er [Arist. Meicorolor/., t. I, p, 318-319, Lipsia;, 1834-1836) , Ideler phreiCoînment. de Eudoxio Cnidio, p. 46, in der Berliner Ak., 1828-1830) ont rejeté le chapitre 8' du XII* livre de la Métaphysique comme apocryphe.
Félix Ravaisson y voit une hypothèse qu'Arislote se serait proposée un instant, sauf à la réfuter ensuite : ce qu'il n'aurait pas eu le temps de faire
Ni les étoiles ni les planètes ne tournent sur elles-mêmes, comme se l'imaginaient les Pythagoriciens; elles n'ont d'autres mouvements que ceux qui leur sont imprimés par les sphères. La lune nous présente toujours la même face : ce qui prouve assez qu'elle n'a pas de mouvement de rotation. Mais si elle n'en a pas, les autres astres n'en ont pas non plus; on peut induire ici d'un cas unique à l'ensemble, les lois du ciel étant toujours le plus uniformes possible ^ Il semble, il est vrai, que le soleil, à son lever et à son coucher, produise comme d'immenses ondulations; on remarque aussi des étoiles dont la clarté scintillante ressemble à un globe de feu que l'on ferait tourner autour d'un axe. Mais ces phénomènes sont de simples apparences : ils tiennent à l'effort que nous faisons pour regarder des astres aussi lointains; c'est dans nos organes, non dans l'objet, qu'a lieu le mouvement observé 2.
Les astres sontsphériques, comme leurs orbites. Immo-
{ouvr. cit., t. I, p. 103-105). Et la raison que ces critiques ont apportée à l'appui de leurs conclusions, c'est que l'on affirme, dans ce chapitre, l'existence de plusieurs moteurs immobiles, tandis qu'en divers endroits, Arisîote n'en admet qu'un. Mais la contradiction n'est qu'apparente. Le passage en litige ne signifie point qu'il y a jilusieurs premiers moteurs; il signifie seulement (et la chose est assez claire) que, au-dessous du premier moteur qui est séparé, il existe dans l'intérieur des sphères des moteurs immuables, qui, sous l'inlluence de la pensée pure, les meuvent du dedans. Et ce sont deux choses tout à fait distinctes qui ne se heurtent nullement l'une l'autre. Comment la pensée de la pensée pourrait-elle mouvoir les sphères, si ces sphères étaient inertes, si elles n'enfermaient elles-mêmes un princi[)e pensant? C'est l'opinion deZévort (Pierron etZiîvoRT, Met. d'Arisi., II, p. 302-363, Paris, 1840) et celle de Zeller {oiivr. cit., II, 2, p. 4G5-467), qu'il faut admettre de préférence; le chapitre 8« est authentique, comme l'ont pensé les anciens