‹ AristoteChapitre 110 sur 304 · Id., Ibid., B, 14, 296*, 34 et sqq · texte numérisé non relu

Id., Ibid., B, 14, 296*, 34 et sqq

phénomènes ne se produit ; c'est le contraire que nous révèle l'expérience K

On se tromperait denc, si l'on croyait, avec certains anciens, ou que la terre se déplace comme un astre, ou qu'elle se meut sur elle-même -. Et l'on ne se tromperait pas moins, en lui prêtant la forme d'un disque^. La terre est sphérique, comme les étoiles et les planètes; parla elle ressemble au monde supérieur. Soit 0 le centre de la terre. A, B, G trois de ses rayons, A G une corde qui coupe en P le rayon 0 B. Puisque les parties qui sont en A et celles qui sont en G tendent au centre de la terre, elles doivent rouler vers P qui en est plus proche et s'entasser peu à peu jusqu'au niveau de B : ce qui donne un arc de sphère^. Ainsi des autres sections de la masse terrestre. On se rend compte du même fait par les éclipses de lune. Cet astre, en traversant le cône d'ombre, nous apparaît toujours comme un disque. Tel ne serait point son aspect, si la terre n'avait elle-même une forme ronde : il s'y produirait, au moins dans certains cas, comme des échancrurcs der'^lumière ^^.

Quel est le volume de la terre? G'est une question que l'expérience nous permet aussi de résoudre, au moins dans une certaine mesure. La portion de l'univers que la nature a réservée aux mortels, n'est pas énorme ^\ Lorsqu'on va de l'île de Ghypre en Egypte, on aperçoit, il est, vrai, les mômes astres. Mais si l'on s'éloigne davantage

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