‹ AristoteChapitre 111 sur 304 · Jd., Ibid., B · texte numérisé non relu

Jd., Ibid., B

soit vers le sud soit vers le nord, l'horizon ne tarde pas à changer. Les corps célestes que l'on voyait d'abord, disparaissent en vertu de la courbure de notre globe ; et ce sont d'autres constellations qui se montrent à la surface du ciel ^ D'après le calcul des mathématiciens, la circonférence de la terre ne dépasserait pas 400.000 stades 2.

Autour de la terre s'enroule une ceinture d'eau, autour de l'eau une ceinture d'air, autour de l'air une ceinture de feu. Et le feu lui-même touche, par sa partie supérieure, l'extrémité inférieure de la dernière des sphères célestes. Tout est sphérique et tout est plein d'un bout à l'autre de l'univers ^, C'est le triomphe du cercle, la plus belle des formes, et celle qui, dans le même espace, peut enfermer le plus d'être.

La partie supérieure du monde exerce une action constante sur sa partie inférieure : elle y produit l'alternative de la génération et de la corruption.

La génération a pour cause immédiate la chaleur; et la corruption pour cause immédiate le froid. Mais le froid n'a rien de positif; il n'est que la privation de chaleur* : de telle sorte qu'expliquer l'un de ces phénomènes, c'est expliquer l'autre du même coup. Or la chaleur vient du frottement qu'exercent les astres sur la portion la plus élevée du monde sub-lunaire. Ce n'est pas que les astres s'échauffent et s'embrasent eux-mêmes. Us sont d'éther, comme les sphères au milieu desquelles ils se trouvent; et Téther n'est pas sujet à la loi de contrariété. iMais ils n'en actionnent pas moins les couches d'air qui leur sont

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